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Pourquoi les chauves-souris résistent-elles à des virus mortels pour l’homme ? Une étude apporte de nouveaux indices

Trust My Science · mis à jour 31 juil.

Une étude révèle que les chauves-souris possèdent deux copies distinctes de segments génétiques codant pour des anticorps ultrapolyvalents, une caractéristique inhabituelle qui pourrait expliquer pourquoi elles peuvent héberger de nombreux virus susceptibles d’être mortels pour d’autres espèces, tout en présentant rarement des signes de maladie. Leur système immunitaire disposerait d’un vaste répertoire génétique permettant aux […] Cet article Pourquoi les chauves-souris résistent-elles à des virus mortels pour l’homme ? Une étude apporte de nouveaux indices est apparu en premier sur Trust My Science..

Chauves-souris et virus

Les chauves-souris hébergent des virus extrêmement dangereux pour l’homme, comme les coronavirus (responsables du SRAS ou du MERS) ou le virus Ebola, sans en être affectées. Ces animaux sont considérés comme des réservoirs naturels pour plus de 200 types de virus, dont certains peuvent provoquer des épidémies mortelles. Pourtant, malgré leur exposition constante à ces pathogènes, les chauves-souris ne tombent presque jamais malades. Cette résistance intrigue les scientifiques depuis des années, car elle contraste avec la vulnérabilité humaine face aux mêmes virus. Une étude récente publiée en juillet 2026 apporte de nouveaux éléments pour comprendre ce phénomène, en explorant les mécanismes biologiques qui protègent ces mammifères volants.

Système immunitaire unique

Contrairement aux humains ou à d’autres mammifères, les chauves-souris possèdent un système immunitaire hyperactif, capable de détecter et de neutraliser rapidement les virus sans déclencher une inflammation excessive. Ce système repose sur deux mécanismes principaux : une réponse immunitaire innée très efficace, qui agit dès les premières heures d’une infection, et une régulation fine de la réponse inflammatoire. Chez l’homme, une inflammation trop forte peut endommager les tissus et aggraver la maladie, comme c’est le cas lors des formes graves de COVID-19. Les chauves-souris, elles, évitent ce piège en maintenant un équilibre entre défense et tolérance. Cette particularité leur permet de survivre à des charges virales élevées sans tomber malades.

Métabolisme et vieillissement

Les chercheurs ont également découvert que le métabolisme des chauves-souris joue un rôle clé dans leur résistance aux virus. Leur métabolisme est particulièrement rapide, ce qui favorise une régénération cellulaire accélérée et limite les dommages causés par les infections. De plus, ces animaux ont une espérance de vie exceptionnellement longue pour leur taille (certaines espèces vivent plus de 30 ans), ce qui suggère qu’ils résistent mieux au vieillissement et aux maladies associées. Une étude a montré que leurs cellules produisent moins de radicaux libres, des molécules instables qui accélèrent le vieillissement et affaiblissent le système immunitaire. Ces adaptations pourraient expliquer pourquoi les chauves-souris ne développent pas de symptômes malgré la présence de virus mortels.

Transmission à l’homme

Bien que les chauves-souris ne tombent pas malades, elles peuvent transmettre ces virus à d’autres espèces, comme les humains, via un hôte intermédiaire. Par exemple, le virus Nipah, mortel pour l’homme, se transmet souvent par des porcs infectés après un contact avec des chauves-souris. Le SRAS-CoV-2, responsable de la pandémie de COVID-19, aurait également pu provenir de chauves-souris avant de muter et de se propager à l’homme, probablement via un autre animal comme la civette ou le pangolin. Cette transmission indirecte est un enjeu majeur de santé publique, car elle expose les humains à des pathogènes contre lesquels leur système immunitaire n’est pas préparé. Comprendre les mécanismes de résistance des chauves-souris pourrait donc aider à développer de nouveaux traitements ou vaccins pour l’homme.

Ce que ça pourrait changer

Les découvertes sur la résistance des chauves-souris ouvrent des perspectives pour la médecine humaine. En étudiant leur système immunitaire, les scientifiques espèrent identifier des *molécules ou mécanismes* qui pourraient être reproduits ou adaptés pour traiter des maladies chez l’homme. Par exemple, des recherches sont en cours pour développer des médicaments capables de moduler la réponse inflammatoire, comme le font naturellement les chauves-souris. Une autre piste consiste à exploiter leur capacité à maintenir un équilibre immunitaire, afin de prévenir les *tempêtes cytokiniques* (réactions immunitaires excessives) qui aggravent certaines infections virales chez l’homme. Ces avancées pourraient notamment être utiles pour lutter contre les épidémies futures ou améliorer les traitements contre les virus émergents.

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