Privé de visa américain, le fils de l’ex-président mexicain AMLO dénonce une décision “hitlérienne”
Après plusieurs autres responsables politiques mexicains, Andrés Manuel López Beltrán affirme que son visa a été révoqué par les États-Unis. Fils de l’ancien président Andrés Manuel López Obrador (AMLO), il est lui-même une figure du parti de gauche Morena, celui de l’actuelle présidente Claudia Sheinbaum, qui s’insurge de son côté contre “une ingérence politique”..
Andrés Manuel López Beltrán, surnommé Andy pour le distinguer de son père, l’ancien président mexicain Andrés Manuel López Obrador (souvent abrégé en AMLO), a annoncé le 13 août 2026 que les autorités américaines lui avaient retiré son visa d’entrée aux États-Unis. Cette décision s’inscrit dans une série de restrictions similaires visant plusieurs responsables politiques mexicains. López Beltrán, qui est une figure du parti de gauche Morena et candidat à un poste de député fédéral, dénonce une mesure motivée par des raisons politiques et qualifie cette décision d’inspiration hitlérienne, suggérant qu’elle rappelle les méthodes autoritaires du régime nazi. Il affirme par ailleurs que les États-Unis ne disposent d’aucune preuve d’actes immoraux ou criminels de sa part.
Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique depuis 2024 et membre du même parti Morena, a réagi à cette affaire lors d’un déplacement dans l’État de Tamaulipas le week-end suivant l’annonce. Elle a qualifié le retrait du visa de forme d’ingérence politique de la part des États-Unis, estimant que López Beltrán, en tant que candidat, était en droit de chercher à maintenir des relations cordiales avec son voisin nord-américain. Cette position s’ajoute à une série de tensions entre les deux pays, déjà marquées par des désaccords commerciaux et diplomatiques sous l’administration de Donald Trump.
Le parti Morena, fondé par AMLO, reste une force majeure de la vie politique mexicaine, avec Claudia Sheinbaum comme figure centrale depuis son élection en 2024. Le retrait du visa de López Beltrán intervient dans un contexte où les relations entre le Mexique et les États-Unis sont tendues, notamment en raison de politiques protectionnistes américaines comme la remise en cause de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA, remplacé en 2020 par l’USMCA). Les tensions actuelles s’ajoutent à des frictions récurrentes sur les questions migratoires, commerciales et sécuritaires.
Dans une lettre adressée à Donald Trump, López Beltrán demande si le président américain a été informé de la décision de retirer son visa. Il rejette toute implication dans des actes répréhensibles, soulignant que les autorités américaines n’ont fourni aucune preuve de comportements *immoraux ou criminels* de sa part. Cette affaire s’inscrit dans un climat de méfiance croissante entre les deux pays, où les décisions administratives américaines sont souvent perçues comme des outils de pression politique par les autorités mexicaines.

