Le retour des couvre-feux en France ? Le Premier ministre Lecornu annonce une nouvelle mesure face aux débordements
Après les manifestations du 17 octobre 2026, et les débordements qui en découlent, des couvre-feux pourraient être déclenchés en France..
Le samedi 17 octobre 2026, la France a connu des manifestations d'ampleur avec entre 550 000 et 800 000 personnes dans les rues. Ces rassemblements, initialement pacifiques, avaient pour objectif de soutenir les lycéens et leur mouvement. Cependant, des débordements violents ont marqué cette journée, entraînant des scènes de chaos dans plusieurs villes du pays. Ces violences ont particulièrement touché Paris et d'autres grandes villes, où des commerces ont été vandalisés. Selon les autorités, près de 3 000 commerces ont été endommagés ou pillés lors de ces événements. Ces incidents ont conduit le gouvernement à envisager des mesures exceptionnelles pour rétablir l'ordre public.
Face à la situation, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé le lundi 19 octobre 2026 l'instauration de couvre-feux partiels et localisés dès le soir même. Ces mesures visent à limiter les déplacements nocturnes dans les zones les plus touchées par les violences, afin de protéger les commerces et les habitants. Lecornu a précisé que ces couvre-feux seraient activés par les préfets, en coordination avec les maires des communes concernées. Les détails exacts des zones concernées et des horaires devraient être communiqués dans l'après-midi du 19 octobre. Bien que ces mesures rappellent celles prises lors d'un état d'urgence, le gouvernement n'a pas encore évoqué l'activation de l'article 16 de la Constitution, qui permet au président de prendre des mesures exceptionnelles en cas de crise majeure.
En plus des couvre-feux, le gouvernement a décidé de mettre en place un chômage partiel dès le mardi 20 octobre 2026 pour soutenir les commerces touchés par les violences. Un fonds de soutien spécifique sera débloqué pour aider ces entreprises à faire face à leurs besoins de trésorerie, notamment pour les stocks préparés pour les fêtes de fin d'année. Cette mesure s'ajoute à une réflexion plus large sur la suspension temporaire et ciblée de l'accès aux réseaux sociaux pendant les périodes de troubles, une idée évoquée par Gabriel Attal, ministre de l'Éducation nationale. L'objectif est d'éviter la propagation de messages incitant à la violence ou à l'organisation de nouvelles émeutes. Aucune date précise n'a encore été annoncée pour cette suspension.
Ces annonces interviennent dans un contexte de tensions sociales accrues en France, avec des mouvements de protestation qui s'étendent depuis plusieurs semaines. Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de protéger les citoyens et les biens matériels, tout en assurant la continuité de l'activité économique. Sébastien Lecornu a souligné que les couvre-feux et le chômage partiel étaient des outils temporaires, adaptés à la situation exceptionnelle actuelle. Cependant, ces décisions suscitent des interrogations sur leur efficacité et leur impact sur les libertés individuelles. Les préfets et les maires des zones concernées ont été sollicités pour évaluer l'opportunité de ces mesures sur leur territoire.

