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Géopolitique

Les combats se rapprochent de la ville ukrainienne de Kramatorsk

Le Grand Continent · mis à jour il y a 11 j

La chute de la ceinture de forteresses du Donbass risquerait de conduire à une accélération de l’armée russe L’article Les combats se rapprochent de la ville ukrainienne de Kramatorsk est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Kramatorsk, ville stratégique

Kramatorsk est une ville située dans la région de Donetsk, en Ukraine, qui fait partie d’un ensemble appelé la « ceinture de forteresses » avec Sloviansk et Kostiantynivka. Ces villes ont joué un rôle clé dans la défense ukrainienne contre l’avancée russe dans la région du Donbass depuis le début de la guerre. Leur position géographique en fait des points de résistance majeurs pour l’Ukraine, car elles bloquent l’accès à des zones plus au nord. En septembre 2026, les combats se rapprochent dangereusement de Kramatorsk, avec des groupes de reconnaissance russes infiltrés à moins de deux kilomètres des habitations. Cette proximité expose la ville à des tirs d’artillerie et de drones, augmentant la pression sur les civils et les militaires. La chute de cette ceinture pourrait accélérer l’avancée russe, selon plusieurs sources citées dans l’article.

Progression lente mais réelle

Depuis le début de l’année 2026, les forces russes progressent lentement vers Kramatorsk, passant de 17 kilomètres à 14 kilomètres des premières habitations. Cette avancée, bien que modeste, est significative car elle place la ville à portée des armes russes, notamment des drones et de l’artillerie. Les difficultés rencontrées par Moscou pour gagner du terrain dans cette zone montrent que la progression n’est pas aisée, mais elle est constante. Les cartes en temps réel, comme celles du groupe ukrainien Deep State, estiment qu’il faudrait entre quatre et cinq ans à la Russie pour contrôler entièrement les régions de Donetsk et de Louhansk. Cependant, la perte de Kramatorsk pourrait accélérer cette dynamique, comme cela a été le cas pour d’autres villes comme Pokrovsk, prise après deux ans de combats.

Renforts ukrainiens discrets

Face à la menace grandissante sur Kramatorsk, le commandement ukrainien a envoyé discrètement la 46e brigade aéromobile début juillet 2026 pour renforcer les défenses. Cette unité, expérimentée dans les combats du sud-est de l’Ukraine, a participé à la contre-offensive de février et contribue à stabiliser le front. Son rôle n’est pas de lancer une contre-offensive, mais plutôt de protéger le retrait d’autres unités depuis des zones voisines, comme Tchassiv Yar, située à 20 kilomètres au sud-est de Kramatorsk. Cette ville est désormais presque entièrement sous contrôle russe. Le déploiement de cette brigade illustre l’urgence de la situation et la volonté de Kiev de tenir coûte que coûte dans cette région.

Impact sur les civils et les soldats

La proximité des combats autour de Kramatorsk a des conséquences dramatiques pour les civils. Selon une habitante citée par CNN, l’omniprésence des drones russes oblige les soldats ukrainiens à porter une arme en permanence, même lorsqu’ils sont en ville. Cette situation reflète l’intensité des opérations militaires et la pression constante exercée par les forces russes. Les victimes civiles se multiplient, et la vie quotidienne devient de plus en plus difficile. Les drones, souvent utilisés pour repérer les positions ennemies ou lancer des frappes, rendent les déplacements risqués et limitent les activités normales. La population locale vit dans un climat d’insécurité permanent.

Ce que ça pourrait changer

La progression russe vers Kramatorsk influence directement la position de Vladimir Poutine sur les négociations de paix. Lors d’une visite d’émissaires américains à Moscou début septembre 2026, Poutine aurait affirmé que son armée réalisait des *« avancées tangibles »* et atteindrait bientôt ses *« objectifs »*, selon son conseiller Iouri Ouchakov. Deux raisons principales expliquent son refus de négocier. D’abord, Poutine craint qu’un accord de paix défavorable ne menace son pouvoir, déclarant à un proche *« Ils vont me pendre »*, en référence aux élites russes. Ensuite, il croit en la capacité de son armée à étendre progressivement son contrôle sur le Donbass, rendant la reconnaissance de cette occupation moins négociable à l’avenir. Cette stratégie vise à affaiblir la position ukrainienne lors de futures discussions.

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