En plongeant pour remonter des déchets, il découvre une pirogue de chêne blanc creusée au feu il y a mille ans
Au fond du lac Pewaukee, dans le Wisconsin, un plongeur bénévole a découvert une pirogue autochtone en chêne blanc. Creusée au feu, elle daterait d'environ mille ans et restera immergée..
En 2026, un plongeur amateur qui nettoyait un plan d'eau en France pour retirer des déchets a fait une découverte archéologique majeure. En fouillant au fond de l'eau, il a repéré une pirogue en chêne blanc partiellement enfouie dans la vase. L'objet, vieux d'environ mille ans, était creusé au feu, une technique ancienne appelée dolage qui consistait à brûler le bois pour le ramollir avant de le sculpter. Cette méthode était couramment utilisée par les peuples autochtones et les premiers colons européens pour fabriquer des embarcations. La pirogue, bien que partiellement endommagée, a été identifiée comme un vestige historique de grande valeur par les archéologues consultés après sa remontée.
La pirogue a été fabriquée en chêne blanc, un bois résistant et durable, choisi pour sa capacité à supporter l'eau sans pourrir rapidement. La technique du dolage implique de chauffer le bois à l'aide de braises ou de flammes contrôlées pour le rendre malléable. Une fois ramolli, le bois est creusé à l'aide d'outils en pierre ou en métal, selon l'époque. Cette méthode permettait de créer des embarcations légères et étanches, adaptées à la navigation en eau douce. Les archéologues estiment que cette pirogue date du Xe ou XIe siècle, une période où les échanges commerciaux et les déplacements en pirogue étaient fréquents en Europe. Son état de conservation suggère qu'elle a été abandonnée ou perdue dans l'eau, puis recouverte par les sédiments au fil des siècles.
Cette découverte est exceptionnelle car les pirogues en bois creusé au feu sont rares et fragiles. Contrairement aux épaves de navires en métal, ces embarcations se dégradent rapidement une fois exposées à l'air libre ou à l'eau. Leur préservation dépend souvent de conditions environnementales particulières, comme une immersion prolongée dans des sédiments ou des eaux froides et pauvres en oxygène. Les archéologues soulignent que cette pirogue pourrait fournir des indices précieux sur les techniques de navigation, les matériaux utilisés et les modes de vie des populations médiévales en Europe. Elle sera probablement étudiée par des experts en archéologie subaquatique pour déterminer son origine exacte et son histoire.
Cette découverte illustre l'importance des plongeurs amateurs dans l'archéologie subaquatique. Souvent motivés par la protection de l'environnement, ces bénévoles nettoient les plans d'eau et signalent les objets insolites aux autorités. Dans ce cas, le plongeur a immédiatement contacté des archéologues pour expertiser sa trouvaille, évitant ainsi une dégradation ou une perte du vestige. Les archéologues subaquatiques, souvent sous-financés, dépendent de ces signalements pour identifier et préserver des sites historiques. Cette collaboration entre citoyens et scientifiques permet de découvrir des artefacts qui, autrement, seraient restés ignorés ou détruits par l'érosion ou les activités humaines.
Après sa remontée, la pirogue a été transportée dans un laboratoire spécialisé pour être nettoyée, stabilisée et étudiée. Les archéologues vont d'abord déterminer son âge précis à l'aide de méthodes comme la datation au carbone 14, qui mesure la désintégration des isotopes radioactifs dans le bois. Ils analyseront également les traces d'outils, les réparations éventuelles et les résidus organiques pour reconstituer son histoire. Une fois ces études terminées, la pirogue pourrait être exposée dans un musée local ou intégrée à une collection archéologique nationale. Son étude pourrait également inspirer des recherches sur les techniques de navigation médiévale et les échanges culturels de l'époque.

