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Comment la guerre de l’éco-score s’étend désormais aux véhicules premium allemands

Numerama · mis à jour il y a 25 j

En introduisant l’éco-score dans la fiscalité des véhicules de flottes, le gouvernement a bousculé le marché, relançant au passage la guerre entre les constructeurs premium allemands..

Guerre fiscale des flottes

En 2025, le gouvernement français a intégré l’éco-score dans le calcul des avantages en nature (AEN) pour les véhicules de flotte, déclenchant une compétition entre les constructeurs automobiles premium allemands. L’éco-score est une note environnementale qui évalue l’impact global d’un véhicule, depuis la fabrication de sa batterie jusqu’à sa logistique. Ce système a bouleversé le marché des flottes professionnelles, où les immatriculations de voitures électriques sont encouragées par des obligations légales de verdissement (réduction de l’empreinte carbone). Les constructeurs comme Audi, BMW et Mercedes se livrent une bataille pour obtenir les meilleures notes, car celles-ci influencent directement les coûts fiscaux pour les entreprises.

Audi en tête avec Q6 e-tron

Audi a obtenu l’éco-score pour son modèle Q6 e-tron, un SUV électrique premium, lui permettant de bénéficier d’un abattement de 70 % sur l’avantage en nature pour les entreprises. Cet abattement représente une économie de 120 € par mois pour les employeurs. Pour atteindre cette note, Audi a optimisé plusieurs aspects : production des batteries en Europe, assemblage du véhicule en Allemagne et utilisation de sites de fabrication neutres en carbone. Le constructeur a également adapté ses véhicules spécifiquement pour le marché français, ce qui a nécessité des variantes distinctes sur ses chaînes de production. Cette stratégie a permis au Q6 e-tron de se démarquer face à ses concurrents.

BMW pénalisé par l'éco-score

BMW a vu son modèle iX3 50 xDrive recalé par l’éco-score, ce qui limite son attractivité pour les flottes professionnelles. Le rejet s’explique par les choix techniques du constructeur, qui a privilégié l’autonomie du véhicule au détriment de critères environnementaux plus stricts. Contrairement à Audi, BMW n’a pas réussi à aligner ses processus de production et sa logistique sur les exigences de l’ADEME (Agence de la transition écologique), l’organisme en charge de l’évaluation. Ce contretemps pénalise BMW dans un marché où les entreprises recherchent des véhicules éligibles aux avantages fiscaux.

Ce que ça pourrait changer

L’obtention de l’*éco-score* n’est pas seulement une question d’image pour les constructeurs, mais aussi un levier financier majeur. Pour les entreprises, choisir un véhicule labellisé permet de réduire significativement les coûts liés aux avantages en nature, un poste de dépense important dans la gestion des flottes. Audi mise sur cette stratégie pour renforcer sa position face à BMW et Mercedes, en misant sur une production locale et des processus optimisés. La bataille autour de l’*éco-score* illustre ainsi comment les politiques environnementales peuvent redéfinir les équilibres économiques dans l’industrie automobile.

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