En cas de catastrophe mondiale, devinez dans quel pays il faut se réfugier
Des chercheurs ont déterminé quel pays résisterait le mieux face à un événement apocalyptique. Spoiler alerte: ce serait l'Australie..
Les catastrophes mondiales désignent des événements rares mais d'une ampleur extrême, capables de menacer la survie de plus de 10 % de la population terrestre en quelques mois ou années. Ces catastrophes peuvent prendre plusieurs formes : des événements bloquant la lumière du soleil (comme une guerre nucléaire ou une éruption volcanique majeure), des destructions massives d'infrastructures (tempêtes, cyberattaques), ou des risques biologiques (épidémies dévastatrices). Selon Florian Ulrich Jehn, chercheur en environnement à l'université de Hagen en Allemagne et auteur principal d'une étude publiée en août 2026, ces catastrophes sont souvent sous-estimées car jugées peu probables, mais elles restent possibles et aucun pays ne serait épargné. L'étude souligne que ces événements pourraient entraîner des pénuries alimentaires et des famines, car les systèmes agricoles et commerciaux mondiaux pourraient s'effondrer.
Pour évaluer la résilience d'un pays face à une catastrophe mondiale, les chercheurs ont retenu trois critères principaux. D'abord, la capacité à produire localement les biens essentiels, comme la nourriture, en cas d'interruption des importations. Ensuite, la géographie : les grandes îles isolées ont un avantage, car elles peuvent se protéger plus facilement des perturbations mondiales. Enfin, la stabilité politique et économique est cruciale, car un pays doit être capable de prendre des décisions rapides et efficaces pour gérer la crise. Les pays riches, avec une industrie solide et peu dépendants du commerce international, sont donc mieux placés. Florian Ulrich Jehn précise que c'est souvent le système alimentaire qui vous met à genoux, soulignant l'importance de l'autosuffisance.
L'hémisphère nord est considéré comme plus vulnérable aux catastrophes mondiales pour deux raisons principales. D'abord, il concentre la majorité des pays dotés de l'arme nucléaire (États-Unis, Royaume-Uni, France, Inde), ce qui les expose à un risque accru de guerre nucléaire. Ensuite, cette région abrite un plus grand nombre de volcans actifs, augmentant le risque d'éruptions majeures. Ces facteurs rendent les pays de l'hémisphère nord plus exposés à des événements catastrophiques que ceux de l'hémisphère sud. L'étude souligne que cette vulnérabilité est liée à la fois à la géographie et à la géopolitique.
Selon l'étude publiée en août 2026, l'Australie est le pays le plus sûr pour se réfugier en cas de catastrophe mondiale. Située dans l'hémisphère sud, elle est éloignée des zones de conflit nucléaire et possède une économie solide, capable de produire suffisamment de nourriture pour sa population. L'Australie est l'un des plus grands producteurs alimentaires au monde, avec une agriculture diversifiée et une faible dépendance aux importations. Florian Ulrich Jehn explique que ce pays combine plusieurs atouts : une géographie isolée, une stabilité politique et une capacité à subvenir à ses besoins en cas de crise. Ces caractéristiques en font le safe place idéal pour survivre à une apocalypse.
L'étude classe les pays les plus résilients face aux catastrophes mondiales. Après l'Australie, qui arrive en tête, suivent l'Argentine, le Brésil et la Nouvelle-Zélande. La Nouvelle-Zélande se classe quatrième en raison de la présence de volcans actifs, d'un secteur industriel moins développé et d'une vulnérabilité accrue aux tsunamis. L'Argentine et le Brésil, bien que marqués par des inégalités sociales et une instabilité politique, se distinguent par leur potentiel d'autosuffisance alimentaire et l'absence d'armes nucléaires sur leur territoire. Ces pays offrent une alternative viable, mais avec des risques résiduels plus élevés que l'Australie.
Aucun pays ne peut prétendre être totalement à l'abri d'une catastrophe mondiale, selon les chercheurs. Même les pays les plus résilients, comme l'Australie, restent vulnérables à certains risques. Par exemple, une éruption volcanique massive ou une pandémie dévastatrice pourrait affecter l'ensemble de la planète, y compris les territoires les plus isolés. Florian Ulrich Jehn souligne que *si aucun endroit sur Terre ne peut résister à tous les risques catastrophiques, certains s'en sortiraient mieux que d'autres*. L'étude met en garde contre une confiance excessive dans la résilience d'un pays, car les catastrophes mondiales dépassent souvent les capacités de préparation individuelle ou nationale.

