« Former les avocats de demain sans IA serait une ineptie » : le Conseil national des barreaux s’allie à la startup française Jimini AI
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Le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente les avocats en France, s’est associé à la startup française Jimini AI pour intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans la formation des futurs avocats. Ce partenariat vise à moderniser l’apprentissage du droit en France en utilisant des outils technologiques avancés. Le CNB est l’organisation professionnelle qui encadre et défend les intérêts des avocats français, tandis que Jimini AI est une legaltech, c’est-à-dire une entreprise spécialisée dans l’application de la technologie au domaine juridique. Cette collaboration est présentée comme une étape majeure pour préparer les avocats aux défis de leur métier dans un monde de plus en plus numérique.
Dès les prochaines semaines, plus de 4 000 élèves-avocats issus des 11 écoles d’avocats en France auront accès gratuitement à une solution d’IA juridique développée par Jimini AI. Ces élèves, qui suivent une formation initiale pour devenir avocats, pourront ainsi utiliser cet outil pendant leur cursus. L’accès gratuit est un engagement fort du CNB et de Jimini AI pour démocratiser l’accès à ces technologies et réduire les inégalités entre les futurs professionnels du droit. Les 11 écoles d’avocats en France forment chaque année des centaines d’étudiants qui passent ensuite l’examen du barreau avant de pouvoir exercer.
Jimini AI propose une solution d’IA conçue spécifiquement pour le domaine juridique. Cet outil permet aux élèves-avocats de s’entraîner à rédiger des actes juridiques, analyser des cas complexes ou encore comprendre des jurisprudences grâce à des algorithmes avancés. L’IA peut simuler des situations réelles, comme des plaidoiries ou des conseils juridiques, offrant ainsi une expérience pratique avant même l’entrée dans la vie professionnelle. L’objectif est de combler le fossé entre la théorie enseignée à l’école et les compétences attendues en cabinet ou en entreprise. L’utilisation de l’IA dans ce contexte est présentée comme une nécessité pour éviter que les futurs avocats ne soient désavantagés face à un marché du travail en pleine mutation.
Julie Couturier, présidente du CNB, a déclaré que former les avocats de demain sans utiliser l’IA serait une ineptie, c’est-à-dire une erreur grave ou une absurdité. Cette affirmation souligne l’importance accordée à l’innovation technologique dans la profession juridique. Selon elle, l’intégration de l’IA dans la formation est indispensable pour garantir que les avocats français restent compétitifs et adaptés aux attentes des clients et des entreprises. Cette position reflète une volonté de modernisation du secteur, souvent perçu comme traditionnel, et de préparation aux transformations induites par la digitalisation.
L’annonce de ce partenariat a été faite le 15 septembre 2026, avec une mise en œuvre prévue dès les semaines suivantes. Cette date marque un tournant dans la manière dont la formation des avocats en France est repensée, en intégrant des outils technologiques innovants. Le choix de cette période suggère une volonté de capitaliser sur l’élan actuel autour de l’IA et des *legaltechs*, qui gagnent en popularité dans le secteur juridique. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des professions réglementées en France.

