Radars sonores : ils arrivent dans ces 27 villes françaises, ça va faire mal
Ils complètent l’arsenal de détection des infractions..
La Métropole du Grand Paris (MGP) a commencé à installer des radars sonores dans 27 communes franciliennes. Ces dispositifs, appelés Méduse, mesurent le niveau sonore des véhicules en temps réel. Ils émettent une alerte visuelle (panneau « Trop bruyant ») si le bruit dépasse 85 décibels le jour ou 80 la nuit. À ce stade, aucun PV n'est encore prévu, mais l'objectif est de sensibiliser les usagers. Ces seuils de 85 et 80 décibels correspondent aux niveaux où une exposition prolongée peut endommager l'audition, selon l'observatoire Bruitparif.
Les 27 communes testant ces radars sonores sont principalement situées en Île-de-France. Parmi elles, on trouve Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Rueil-Malmaison, Antony, Champigny-sur-Marne, Châtillon, Les Lilas, Levallois-Perret, Pantin, Sceaux, Vitry-sur-Seine, Clamart, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Vincennes et Suresnes. Cette phase de test doit durer douze mois, le temps d'évaluer l'efficacité et l'acceptation du dispositif par les habitants et les automobilistes.
À l'heure actuelle, les radars sonores ne sanctionnent pas financièrement les conducteurs trop bruyants. Cependant, un projet de loi est en cours d'examen à l'Assemblée nationale pour envisager cette possibilité. Pour généraliser un tel système, il faudra résoudre des défis techniques comme localiser précisément la source du bruit et identifier la plaque d'immatriculation du véhicule concerné. Une homologation officielle sera donc nécessaire avant toute application de sanctions.
Les radars sonores s'inscrivent dans une démarche de réduction de la pollution sonore en milieu urbain. Les villes françaises sont souvent trop bruyantes, ce qui a des conséquences néfastes sur la santé mentale et physique des habitants. Selon les experts, un environnement sonore excessif peut entraîner du stress, des troubles du sommeil ou même des problèmes cardiovasculaires. Ces dispositifs pourraient donc contribuer à améliorer la qualité de vie dans les zones urbaines.
Si les tests en Île-de-France sont concluants, un déploiement national des radars sonores est envisagé, à l'image des radars de vitesse déjà répandus en France. Plusieurs grandes villes européennes, comme Berlin, Genève, Bruxelles et Barcelone, testent également ce type de technologie. Ce déploiement s'ajouterait à la panoplie existante de radars en Europe, ce qui pourrait susciter des débats parmi les usagers de la route, déjà confrontés à une multiplication des contrôles.

