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Crypto-actifs : le règlement européen MiCA est pleinement applicable et renforce la protection des investisseurs

LexisVeille · mis à jour il y a 10 j

Crypto-actifs : le règlement européen MiCA est pleinement applicable et renforce la protection des investisseurs Banque et finance Droit européen.

MiCA : nouveau cadre européen

Depuis le 1er juillet 2026, le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets Regulation), qui encadre les crypto-actifs, est pleinement applicable dans tous les pays de l’Union européenne, dont la France. Ce texte vise à harmoniser les règles pour les acteurs du secteur et à renforcer la protection des investisseurs. Avant cette date, les entreprises opérant dans les crypto-actifs devaient se conformer à des régimes nationaux, souvent différents selon les pays. Désormais, un seul cadre juridique européen s’applique, ce qui simplifie les démarches pour les acteurs tout en assurant une meilleure sécurité pour les utilisateurs. Le MiCA s’inscrit dans une volonté de l’UE de réguler un marché en pleine croissance, marqué par une forte volatilité et des risques pour les particuliers.

PSCA : autorisation obligatoire

En France, depuis le 1er juillet 2026, seules les entreprises disposant du statut de prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) peuvent légalement proposer des services liés aux crypto-actifs. Ce statut est délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF), le régulateur français des marchés financiers. Les PSCA sont soumis à des obligations strictes, comme la transparence sur les produits proposés, la lutte contre le blanchiment d’argent ou encore la protection des fonds des clients. Les entreprises qui ne respectent pas ces règles s’exposent à des sanctions. Cette mesure vise à éviter les fraudes et à sécuriser les investissements des particuliers dans un secteur souvent perçu comme risqué.

Fin de la période transitoire

La pleine application du MiCA en France marque la fin d’une période de transition qui a duré plusieurs années. Pendant cette phase, les entreprises pouvaient continuer à opérer sous l’ancien régime français, mais devaient préparer leur conformité au nouveau cadre européen. Depuis le 1er juillet 2026, cette tolérance n’existe plus : toutes les entreprises doivent être en règle avec le MiCA pour exercer. L’AMF rappelle que cette réforme s’inscrit dans une dynamique européenne plus large, visant à créer un marché unique des crypto-actifs, plus sûr et plus prévisible. Les détenteurs de crypto-actifs sont invités à vérifier que leurs prestataires sont bien enregistrés en tant que PSCA.

Ce que ça pourrait changer

Le *MiCA* introduit plusieurs mesures pour protéger les investisseurs particuliers. Parmi elles, l’obligation pour les PSCA de fournir des informations claires et compréhensibles sur les risques associés aux crypto-actifs. Les entreprises doivent également mettre en place des mécanismes de protection des fonds des clients, comme des garanties ou des assurances, en cas de défaillance. Le règlement impose aussi des règles strictes en matière de transparence, notamment sur les frais et les performances passées des produits. Ces dispositions visent à réduire les risques de fraude ou de manipulation de marché, souvent cités dans les critiques contre les crypto-actifs. L’AMF souligne que ces mesures s’ajoutent aux dispositifs existants, comme les alertes sur les arnaques.

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