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Pas besoin de faire une prise de sang pour connaître vos risques de démence : voici ce qu'il faut faire à la place

Science & Vie · mis à jour il y a 4 j

Hypertension, diabète et tabagisme à la cinquantaine seraient associés à une perte de près de 13 années de vie sans troubles cognitifs, selon une vaste cohorte américaine..

Démence : un risque évitable

La démence, souvent associée à des maladies comme la maladie d'Alzheimer, désigne un déclin progressif des fonctions cognitives (mémoire, raisonnement, langage, etc.) qui perturbe la vie quotidienne. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 55 millions de personnes dans le monde en sont atteintes, un chiffre qui pourrait atteindre 78 millions d'ici 2030 en raison du vieillissement de la population. Actuellement, il n'existe pas de traitement curatif, mais des recherches montrent que certains facteurs de risque peuvent être réduits par des actions préventives. L'article souligne qu'une prise de sang n'est pas indispensable pour évaluer ces risques, contrairement à ce que l'on pourrait penser.

Prise de sang vs. évaluation simple

Traditionnellement, les médecins évaluent le risque de démence en analysant des marqueurs sanguins comme le taux de cholestérol, de glucose ou de protéines spécifiques. Cependant, une étude récente suggère qu'une méthode plus simple et accessible pourrait suffire. Cette approche repose sur l'observation de comportements et de symptômes plutôt que sur des analyses biologiques. Par exemple, des difficultés à effectuer des tâches quotidiennes complexes (comme gérer son budget ou suivre une recette de cuisine) pourraient indiquer un risque accru. Cette méthode est particulièrement utile pour les personnes âgées ou celles qui n'ont pas accès à des examens médicaux réguliers.

Les critères d'évaluation clés

Pour évaluer le risque de démence sans prise de sang, les chercheurs proposent de se concentrer sur plusieurs critères. D'abord, l'âge : le risque augmente après 65 ans, avec un doublement tous les 5 ans. Ensuite, les antécédents familiaux de démence, qui multiplient par 2 ou 3 le risque. Les problèmes de mémoire persistants, comme oublier fréquemment des rendez-vous ou des conversations récentes, sont aussi un signal d'alerte. Enfin, des troubles du langage (difficulté à trouver ses mots) ou des changements d'humeur (irritabilité, apathie) peuvent être des indicateurs. Ces critères, combinés à un mode de vie sédentaire ou à une mauvaise alimentation, renforcent l'évaluation du risque.

L'importance du mode de vie

Le mode de vie joue un rôle majeur dans la prévention de la démence. Des études montrent que l'activité physique régulière (au moins 150 minutes par semaine d'exercice modéré) réduit le risque de 30 à 50 %. Une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes, poissons gras et céréales complètes, est également bénéfique. À l'inverse, le tabagisme, une consommation excessive d'alcool ou une alimentation déséquilibrée augmentent significativement les risques. L'article insiste sur le fait que ces facteurs modifiables peuvent être ajustés dès maintenant, sans attendre un diagnostic médical formel.

Ce que ça pourrait changer

Bien que l'évaluation simplifiée soit utile, elle ne remplace pas un avis médical en cas de doute. Les symptômes persistants, comme une perte de mémoire sévère ou des difficultés à reconnaître des proches, doivent inciter à consulter un professionnel de santé. Un médecin pourra alors réaliser des tests cognitifs (comme le *Mini-Mental State Examination* ou MMSE) ou orienter vers des examens plus poussés si nécessaire. L'article rappelle que la prévention est essentielle, mais que la vigilance reste cruciale pour agir rapidement en cas de besoin.

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