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Géopolitique

Moscou libère un prisonnier américain, Witkoff qualifie Poutine d’“humaniste”

Courrier International · mis à jour il y a 15 j

À Saint-Pétersbourg, l’émissaire spécial des États-Unis a loué le président russe ainsi que Donald Trump, soucieux selon lui du bien de l’humanité. La Russie a libéré un ressortissant des États-Unis qu’elle détenait depuis des années au prétexte d’accusations contestées..

Libération d'un Américain

La Russie a libéré un citoyen américain, Stephen James Hubbard, âgé de 74 ans, après quatre années de détention. Ce professeur vivait depuis longtemps dans l'est de l'Ukraine, où il a été arrêté par les autorités russes. Moscou l'accusait d'être un mercenaire ukrainien, une allégation que les États-Unis qualifient de fabriquée de toutes pièces. Le département d'État américain conteste ces accusations et considère que Hubbard était détenu sans fondement juridique. Sa libération intervient dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes entre la Russie et l'Ukraine, marquées par le conflit armé depuis 2022.

Réactions américaines

Steve Witkoff, un promoteur immobilier devenu émissaire spécial du président américain Donald Trump, a salué publiquement Vladimir Poutine lors d'une rencontre à Saint-Pétersbourg le 21 octobre 2026. Witkoff a qualifié Poutine d'humaniste, un terme qu'il a également appliqué à Trump, soulignant leur prétendue préoccupation pour le bien de l'humanité. Cette déclaration a surpris plusieurs observateurs, car Poutine est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, notamment en raison de l'invasion de l'Ukraine. Witkoff a également rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Oslo la veille, dans le cadre de discussions diplomatiques.

Contexte diplomatique

La libération de Hubbard s'inscrit dans une période de réchauffement des relations entre les États-Unis et la Russie. Donald Trump a récemment conclu un accord d'achat de gazole avec Moscou et suspendu des sanctions contre la Russie, malgré les protestations de l'Ukraine. Trump a affirmé avoir personnellement demandé à Poutine la libération de Hubbard lors d'un appel téléphonique, sans exiger de contrepartie de la part des États-Unis. Il a ajouté que les négociations auraient été interrompues si les sanctions prévues contre la Russie avaient été appliquées. Une rencontre entre Trump et Poutine, en présence du dirigeant chinois Xi Jinping, est évoquée pour novembre 2026 en Chine.

Ce que ça pourrait changer

Les médias internationaux ont réagi de manière contrastée à cette libération. *The New York Times* souligne le caractère surprenant de l'utilisation du terme *humaniste* par Witkoff pour décrire Poutine, alors que ce dernier est accusé de crimes de guerre. *The Wall Street Journal*, quant à lui, y voit un signe de détente entre Washington et Moscou, notamment après l'accord sur le gazole et la suspension des sanctions. Certains observateurs critiquent l'attitude de Witkoff, jugée *obséquieuse* envers Poutine par des détracteurs, notamment en Ukraine, où son rôle est perçu comme ambigu dans le contexte du conflit.

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