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« Les Français qui gagnent 2050€ par mois ne sont pas responsables » : Michel-Édouard Leclerc pousse un énorme coup de gueule contre le gouvernement

Presse-Citron · mis à jour 3 oct.

Le patron n’a pas mâché ses mots lors d’une intervention à la télévision..

Déclaration choc de Leclerc

Lors d’une interview télévisée sur CNews en septembre 2026, Michel-Édouard Leclerc, patron du groupe de distribution E.Leclerc, a vivement critiqué la politique économique du gouvernement français. Il a notamment dénoncé le décalage entre les décisions macroéconomiques prises par les conseillers politiques et la réalité vécue par les classes moyennes en France. Leclerc a souligné que les Français, dont le salaire médian s’élève à 2 050 € par mois, subissent de plein fouet les réformes successives, comme des réductions de dépenses publiques ou des incertitudes sur le système des retraites. Selon lui, ces mesures, perçues comme des appels à la rigueur, sont inaudibles pour les ménages concernés, car elles ignorent leurs difficultés concrètes. Leclerc a également évoqué la menace de l’intelligence artificielle (IA) sur l’emploi, un sujet qui ajoute à l’anxiété des travailleurs.

Responsabilité des ménages

Michel-Édouard Leclerc a fermement rejeté l’idée que les Français gagnant 2 050 € par mois soient responsables des déséquilibres économiques du pays. Pour lui, ces ménages ne sont pas à l’origine des dérives des comptes publics, c’est-à-dire des dépenses excessives ou des déficits accumulés par l’État. Il a insisté sur le fait que ces citoyens, souvent modestes, subissent les conséquences des choix politiques sans en être les acteurs. Leclerc a également pointé du doigt la communication gouvernementale, qu’il juge inefficace et source d’angoisse supplémentaire. Selon lui, les discours anxiogènes, comme ceux évoquant une possible baisse des retraites ou des menaces sur l’emploi, ne font qu’aggraver la situation en démoralisant les Français plutôt qu’en les mobilisant.

Priorités des Français

Dans son intervention, Michel-Édouard Leclerc a identifié trois enjeux majeurs pour les Français en vue des prochaines élections : le pouvoir d’achat, la sécurité de l’emploi et la crédibilité des promesses politiques. Il a critiqué l’absence de solutions concrètes proposées par les responsables politiques, soulignant que les citoyens ne veulent plus seulement des paroles réconfortantes, mais des engagements tangibles. Leclerc a rappelé que la France compte 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un chiffre qui illustre l’urgence de la situation. Pour lui, l’illisibilité des annonces gouvernementales, c’est-à-dire leur manque de clarté et de cohérence, alimente une anxiété généralisée parmi la population.

Critique de la dette publique

Michel-Édouard Leclerc a critiqué la gestion de la dette publique française, qu’il juge mal abordée par les gouvernements successifs. En 2025, il avait déjà dénoncé la dramaturgie autour de ce sujet, estimant que les responsables politiques se focalisaient trop sur la peur de la dette plutôt que sur des solutions pour la réduire. Pour lui, la meilleure façon de rembourser une dette est de stimuler la croissance économique, c’est-à-dire d’augmenter la production de biens et services dans le pays. Il a souligné que la croissance permet de générer plus de revenus pour l’État, facilitant ainsi le remboursement de la dette sans recourir à des mesures d’austérité.

Propositions économiques

Face à la crise économique et sociale, Michel-Édouard Leclerc a proposé des pistes pour relancer l’économie française. Il a suggéré de créer un fonds souverain, un mécanisme financier permettant à l’État d’investir dans des actifs productifs, comme des infrastructures ou des entreprises stratégiques. Selon lui, il est acceptable de recourir à l’endettement pour financer ces investissements, car ils génèrent des retours économiques à long terme. Leclerc a également plaidé pour un renforcement des services publics, afin de soutenir la consommation des ménages et donc la croissance. Enfin, il a critiqué l’idée que les riches soient les seuls à financer ces mesures, insistant sur la nécessité d’une approche plus équilibrée.

Ce que ça pourrait changer

Malgré ses prises de position très engagées, Michel-Édouard Leclerc a clairement indiqué qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Il a pris l’habitude d’intervenir dans le débat public, notamment en 2025, où il avait déjà critiqué la gestion économique du gouvernement. Ses interventions, souvent perçues comme politiques, reflètent une volonté de défendre les intérêts des classes moyennes et populaires. Leclerc a également rappelé que la principale menace pour l’économie française ne vient pas des marchés financiers, mais d’une possible baisse de la consommation, qui pourrait freiner la croissance et aggraver la crise sociale. Ses propositions visent donc à restaurer la confiance des Français dans l’avenir.

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