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Généraliste

Les États-Unis accusent le Canada d’ingérence dans les élections américaines

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

Le premier ministre Mark Carney a rejeté les accusations..

Accusations américaines

L’ambassade des États-Unis au Canada a publié une liste de faits accusant le gouvernement canadien d’avoir tenté d’influencer la politique américaine, notamment en vue des élections. Selon ce document, des ministres et premiers ministres provinciaux canadiens auraient évoqué publiquement des projets visant à peser sur les décisions américaines. Les exemples cités concernent principalement les tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur les produits canadiens et les contre-mesures adoptées par le Canada. Ces accusations s’appuient sur des citations attribuées à des personnalités politiques, comme la ministre de l’Industrie Mélanie Joly ou le premier ministre de l’Ontario Doug Ford, ainsi que sur des campagnes publicitaires canadiennes critiquant les surtaxes américaines. L’ambassade évoque également des poursuites pénales contre des citoyens canadiens pour ingérence illégale dans les élections américaines, avec une liste de 11 noms mentionnés.

Réponse canadienne

Le premier ministre canadien Mark Carney a rejeté ces accusations lors d’une conférence de presse, affirmant que les mesures commerciales américaines avaient poussé le Canada à protéger ses emplois et son économie. Il a souligné que le Canada avait créé des emplois deux fois plus rapidement que les États-Unis, connu une croissance plus forte et attiré davantage d’investissements étrangers directs. Carney a précisé que toutes les actions canadiennes visaient l’intérêt des travailleurs et des familles, sans intention d’interférer dans les affaires intérieures américaines. Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a également nié toute volonté d’ingérence, insistant sur la nécessité de stabilité et de certitude pour les Américains, tout en se concentrant sur les enjeux économiques locaux. Les deux hommes ont défendu leur politique comme une réponse légitime aux mesures commerciales perçues comme injustes.

Contexte économique

Les tensions entre les deux pays portent principalement sur les tarifs douaniers, c’est-à-dire des taxes imposées par un pays sur les produits importés depuis un autre. En 2025, le gouvernement américain avait imposé des surtaxes sur certains produits canadiens, ce qui avait provoqué une riposte canadienne sous forme de contre-tarifs ciblant des États américains spécifiques. Par exemple, Mélanie Joly avait évoqué l’idée d’utiliser ces contre-mesures pour exercer une pression politique sur des régions américaines. Une campagne publicitaire organisée par Doug Ford en octobre 2025, critiquant ces surtaxes, avait irrité le président américain et compliqué les négociations commerciales entre les deux pays. Ces échanges illustrent les frictions commerciales récurrentes entre le Canada et les États-Unis, deux économies étroitement liées.

Ce que ça pourrait changer

Les accusations d’ingérence surviennent dans un contexte électoral tendu aux États-Unis, où les élections de mi-mandat de 2026 sont un enjeu majeur. Le président américain, dont le nom n’est pas précisé dans l’article, avait réagi vivement aux mesures canadiennes, ce qui avait perturbé les discussions commerciales. Mark Carney a rappelé que le Canada avait finalement accepté de reprendre les négociations après ces tensions. Par ailleurs, des citoyens canadiens ont été poursuivis et condamnés aux États-Unis pour des actes d’ingérence illégale dans les élections américaines, ce qui ajoute une dimension judiciaire à ce conflit diplomatique. Ces éléments montrent comment les relations commerciales et politiques entre les deux pays peuvent s’entremêler, surtout en période électorale.

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