La CAQ veut continuer de plafonner les tarifs gouvernementaux à 3 %
Le gouvernement sortant avait fait adopter une loi en 2022 pour limiter la hausse annuelle de certains tarifs..
La Coalition avenir Québec (CAQ), parti au pouvoir au Québec, propose de maintenir pour un nouveau mandat une loi adoptée en 2022. Cette loi limite à 3% par an l'augmentation des tarifs gouvernementaux, c'est-à-dire les frais payés par les citoyens pour certains services publics. Parmi ces tarifs figurent les droits d'immatriculation des véhicules, les tarifs de stationnement dans les hôpitaux ou encore les contributions aux services de garde. La mesure actuelle est valable jusqu'au 31 décembre 2026. Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, justifie cette décision par la volonté de « réduire la pression sur le portefeuille des Québécois », alors que le coût de la vie est une priorité pour les électeurs. Elle n'a pas précisé si cette limite serait étendue à d'autres frais publics.
Québec solidaire (QS), un parti d'opposition, propose une approche différente pour alléger les dépenses des citoyens. Le parti souhaite rendre gratuits les billets de transport en commun pour deux groupes spécifiques : les jeunes de 25 ans et moins, ainsi que les aînés de 65 ans et plus. Pour les autres usagers, QS offrirait un crédit d'impôt de 20% sur le prix des billets. Ces mesures coûteraient 270 millions d'euros par an à l'État québécois. En contrepartie, le parti s'engage à investir 230 millions d'euros annuellement pour améliorer et maintenir les services des sociétés de transport en commun, comme la STM à Montréal ou la RTL à Longueuil. Ruba Ghazal, co-porte-parole de QS, n'a pas détaillé comment elle compte gérer le plafonnement des tarifs gouvernementaux si son parti était élu.
Lors de cette campagne électorale, le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) ont tous deux mis en avant des propositions axées sur la prévention en santé. Charles Milliard, chef du PLQ, a promis d'augmenter les dépenses en prévention à 5% du budget annuel de la santé d'ici dix ans. Il prévoit notamment un système personnalisé d'invitations pour des dépistages ciblés, afin d'encourager les Québécois à se faire soigner plus tôt. De son côté, le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, prévoit injecter 550 millions d'euros dans la santé préventive. Ses mesures incluent l'ajout de personnel dans les CLSC, l'augmentation des places en médecine et des actions sans coût direct, comme la promotion de l'activité physique dans les écoles ou la réduction du temps d'écran chez les jeunes.
Ces annonces s'inscrivent dans le cadre des élections québécoises de 2026, où les principaux partis politiques (CAQ, QS, PLQ et PQ) multiplient les promesses pour séduire les électeurs. Les thèmes abordés reflètent les préoccupations des Québécois, notamment le pouvoir d'achat, les transports et la santé. La CAQ mise sur la stabilité avec son plafonnement des tarifs, tandis que QS propose des mesures sociales ciblées. Les libéraux et les péquistes, quant à eux, misent sur des investissements à long terme dans la prévention médicale. Ces propositions seront débattues jusqu'au scrutin, prévu en 2026.

