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Crise des « brownies » : une députée sortante met en demeure Cogeco et Jonathan Trudeau

ICI Radio-Canada · mis à jour 3 oct.

Alice Abou-Khalil réclame la somme de 500 000 $ et une rétractation de Cogeco et de son ancien chroniqueur..

Scandale des brownies

En novembre 2025, un scandale politique a éclaté au Québec autour de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ). Des allégations ont été publiées par le bureau d'enquête de Québecor, évoquant des échanges de messages textes entre membres du PLQ. Ces messages laissaient supposer que des électeurs avaient reçu des billets de 100 $, surnommés brownies (en référence à la couleur des billets américains), en échange de leur vote pour Pablo Rodriguez, candidat à la direction du parti. Ces accusations ont rapidement été qualifiées de graves, car elles impliquaient un possible achat de votes, une pratique illégale en politique. Des enquêtes ont été lancées par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) et une firme externe mandatée par le PLQ. Aucune preuve n'a été trouvée pour confirmer l'existence de ce stratagème, et aucune sanction n'a été prononcée contre des membres du parti.

Accusations contre Abou-Khalil

Alice Abou-Khalil, députée sortante de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a été impliquée dans ce scandale après des déclarations de Jonathan Trudeau, chroniqueur et ex-journaliste. Sur les ondes de 98,5 FM, il a affirmé que Mme Abou-Khalil était derrière certains des messages textes évoquant les brownies. Ces propos ont été contestés par la députée, qui a toujours nié toute implication. Une première mise en demeure avait déjà été envoyée à Cogeco, la maison mère de 98,5 FM, dès le lendemain de ces accusations. Les avocats d'Alice Abou-Khalil estiment que ces déclarations ont porté atteinte à sa réputation, en laissant faussement croire qu'elle aurait participé à un mécanisme de rémunération ou d'achat de votes. Ils soulignent que ces allégations ont eu un impact direct sur son honneur, sa crédibilité et son intégrité.

Mise en demeure et exigences

Le 11 octobre 2025, Alice Abou-Khalil a envoyé une mise en demeure à Cogeco et à Jonathan Trudeau, exigeant des réparations pour les dommages causés. Ses avocats réclament une somme de 500 000 $, ainsi qu'une rétractation publique reconnaissant l'erreur des propos tenus. Ils demandent également que Cogeco retire les extraits incriminés de ses émissions et diffuse un message de correction. Le délai pour répondre à ces exigences est fixé au 12 octobre 2025 à 17 h. Les avocats estiment que Jonathan Trudeau a fait preuve de défaillance déontologique en associant la députée à ce scandale, bien que les enquêtes n'aient trouvé aucune preuve de son implication. Cette mise en demeure vise à rétablir la réputation d'Alice Abou-Khalil et à compenser les préjudices subis sur les plans personnel et professionnel.

Ce que ça pourrait changer

Les allégations autour des *brownies* ont provoqué une vague de réactions dans le milieu politique québécois. Pablo Rodriguez, candidat à la direction du PLQ visé par le scandale, a qualifié les accusations de *basées sur rien* et a évoqué une année difficile pour lui. Le PLQ a mené sa propre enquête externe, tandis que l'UPAC et le DGEQ ont également enquêté sans trouver de preuves d'un stratagème d'achat de votes. Ces enquêtes ont confirmé l'absence de fondement des accusations portées contre Alice Abou-Khalil. Malgré cela, les déclarations publiques de Jonathan Trudeau ont persisté, justifiant ainsi l'action en justice de la députée. Le Québec a par ailleurs annoncé l'interdiction des *brownies* dans le cadre des courses électorales, renforçant les règles de transparence et d'intégrité dans les processus politiques.

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