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Des archéologues remontent 80 tonnes de blocs de pierres, ils appartiendraient au phare d'Alexandrie

Science & Vie · mis à jour il y a 6 j

Vingt-deux blocs du phare d'Alexandrie ont été sortis de Méditerranée, parmi eux les linteaux de sa porte monumentale. Les archéologues les scannent afin de reconstruire en 3D la merveille antique effondrée en 1303..

Découverte sous-marine

Des archéologues ont extrait 22 blocs de pierre pesant au total 80 tonnes depuis les fonds méditerranéens. Ces éléments, dont des linteaux de porte monumentale, proviennent très probablement du phare d'Alexandrie, l'une des Sept Merveilles du monde antique. Cette opération s'inscrit dans un projet de recherche visant à étudier les vestiges de cette construction emblématique, effondrée en 1303 après un tremblement de terre. Les blocs, immergés depuis des siècles, ont été localisés et remontés grâce à des techniques d'archéologie sous-marine. Les linteaux, désignant les pierres horizontales placées au-dessus des portes ou des fenêtres, constituent des éléments architecturaux majeurs pour comprendre la structure du phare.

Reconstruction en 3D

Les blocs récupérés sont actuellement analysés par des archéologues à l'aide de scanners 3D. Cette technologie permet de créer une réplique numérique précise des éléments retrouvés, facilitant leur étude sans manipulation physique. L'objectif est de reconstituer virtuellement le phare d'Alexandrie, détruit il y a plus de 700 ans, afin de mieux comprendre son architecture, ses dimensions et son fonctionnement. Cette approche évite d'endommager les vestiges tout en offrant une vision détaillée de la structure. Les données collectées pourraient également aider à identifier d'autres parties du monument encore enfouies en Méditerranée.

Importance historique

Le phare d'Alexandrie, construit vers 280 avant notre ère sous le règne du pharaon Ptolémée II, était l'un des édifices les plus impressionnants de l'Antiquité. Situé sur l'île de Pharos, près d'Alexandrie en Égypte, il mesurait environ 135 mètres de hauteur et servait à guider les navires vers le port de la ville. Considéré comme une merveille du monde par les auteurs antiques, il a marqué l'histoire par son innovation technique et son rôle dans le commerce méditerranéen. Son effondrement en 1303, causé par une série de séismes, a marqué la fin d'une ère pour la ville d'Alexandrie, alors un centre culturel et scientifique majeur.

Ce que ça pourrait changer

La récupération de ces blocs s'inscrit dans un effort plus large de préservation du patrimoine sous-marin. Les archéologues doivent concilier l'étude des vestiges avec leur protection, notamment face aux risques de pillage ou de dégradation naturelle. Les techniques modernes, comme la numérisation 3D, offrent des solutions pour documenter et analyser ces artefacts sans les extraire systématiquement. En parallèle, ces découvertes alimentent les recherches sur l'histoire de l'Égypte antique et de la Méditerranée, en fournissant des indices concrets sur les techniques de construction et l'organisation urbaine de l'époque.

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