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Chauffage : la règle des 19 °C c’est fini, voici la recommandation des experts en 2026

Presse-Citron · mis à jour 6 oct.

Les experts remettent en question la règle historique des 19 °C. De nouvelles études révèlent qu’une approche plus nuancée du chauffage domestique permettrait d’optimiser à la fois le confort et les économies d’énergie..

Fin d'un dogme

Depuis les années 1970, la règle des 19 °C était considérée comme la température idéale pour chauffer un logement, une recommandation née dans un contexte de crise pétrolière et de logements mal isolés. Cependant, les experts en efficacité énergétique remettent désormais en cause ce principe, jugé trop rigide et inadapté aux logements modernes. Nick Barber, spécialiste en gestion énergétique, explique que cette température avait été fixée davantage pour des raisons économiques que pour optimiser le confort des habitants. Les progrès en matière d'isolation et de systèmes de chauffage ont rendu cette règle obsolète, car les logements actuels permettent une gestion plus précise de la température intérieure.

Nouveau standard à 20 °C

Les experts s'accordent aujourd'hui sur un nouveau standard : 20 °C est désormais considéré comme la température de référence pour les pièces de vie principales, comme le salon. Brad Roberson, spécialiste des systèmes de chauffage, précise que le confort thermique ne dépend pas uniquement de la température affichée, mais aussi de facteurs comme l'humidité, la circulation de l'air ou l'activité physique. À 20 °C, le corps humain maintient plus facilement sa température interne idéale de 37 °C, surtout lors d'activités sédentaires comme le télétravail. Cette température réduit également les risques de condensation et de moisissures, fréquents dans les logements maintenus à des températures trop basses. Une augmentation d'un degré peut sembler minime, mais elle améliore significativement le bien-être au quotidien.

Chauffage pièce par pièce

Les experts recommandent désormais une approche différenciée du chauffage, en adaptant la température de chaque pièce à son usage. Le salon et les espaces de vie principaux doivent être chauffés à 20 °C pour créer une atmosphère accueillante. Les chambres, en revanche, peuvent être maintenues entre 16 et 18 °C, une température plus fraîche favorisant un sommeil réparateur. La salle de bain nécessite une température de 22 °C pour éviter le choc thermique après une douche, tandis que les couloirs peuvent se contenter de 17 °C. Cette gestion intelligente permet d'optimiser le confort tout en réalisant des économies d'énergie substantielles. Les thermostats connectés, comme ceux proposés par des marques comme Google Nest, facilitent cette régulation en programmant des températures différentes selon les pièces et les moments de la journée.

Ce que ça pourrait changer

Bien qu'une augmentation de la température puisse théoriquement augmenter la consommation d'énergie de 7 % par degré supplémentaire, une gestion intelligente du chauffage permet de réaliser jusqu'à 15 % d'économies sur la facture annuelle. Cela s'explique par la réduction des compensations coûteuses, comme l'utilisation de chauffages d'appoint ou la surventilation pour réguler une chaleur mal répartie. Les technologies modernes, telles que les thermostats connectés, jouent un rôle clé dans cette optimisation. Ces systèmes permettent de programmer des températures adaptées à chaque pièce et à chaque moment de la journée, tout en offrant un suivi en temps réel de la consommation énergétique. L'impact financier de cette nouvelle approche est donc plus nuancé qu'une simple augmentation de la consommation.

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