Après la ménopause, les ovaires ne s'arrêteraient pas de fonctionner mais deviendraient des acteurs du système immunitaire, révèle une étude
La ménopause n'enverrait pas les ovaires à la retraite comme on le pense depuis longtemps. Ces organes continueraient de se transformer en profondeur bien après la fin des ovulations.
Une étude récente suggère que les ovaires, après la ménopause, ne cessent pas totalement leur activité mais se transforment en acteurs du système immunitaire. La ménopause est une période de la vie d’une femme qui survient généralement entre 45 et 55 ans, marquée par l’arrêt des règles et la fin de la fonction reproductrice. Pendant cette phase, les ovaires, qui produisent normalement des hormones comme les œstrogènes et la progestérone, voient leur rôle diminuer. Cependant, cette nouvelle recherche indique qu’ils pourraient adopter une nouvelle fonction : participer à la défense de l’organisme contre les infections et les maladies. Ce changement de rôle pourrait avoir des implications importantes pour la santé des femmes après la ménopause.
Le système immunitaire est l’ensemble des mécanismes de défense de l’organisme contre les agents pathogènes, comme les virus, les bactéries ou les cellules cancéreuses. Il repose sur des cellules spécialisées, comme les lymphocytes, qui identifient et éliminent les intrus. Les ovaires, après la ménopause, pourraient produire des molécules ou des cellules immunitaires contribuant à cette défense. Cette découverte remet en question l’idée selon laquelle les ovaires deviennent inactifs après la ménopause. Elle ouvre la voie à de nouvelles recherches sur leur rôle dans la santé des femmes âgées.
Traditionnellement, on pensait que les ovaires perdaient toute activité après la ménopause. Cette étude révèle qu’ils pourraient continuer à jouer un rôle, notamment en produisant des substances liées à l’immunité. Par exemple, ils pourraient sécréter des cytokines, des protéines qui régulent les réponses immunitaires, ou des cellules immunitaires spécialisées. Cette fonction pourrait expliquer pourquoi certaines femmes ménopausées conservent une meilleure résistance aux infections ou à certaines maladies. Ces résultats pourraient conduire à de nouvelles approches thérapeutiques pour améliorer la santé des femmes après la ménopause.
Cette découverte pourrait avoir des répercussions majeures en médecine. Par exemple, elle pourrait aider à mieux comprendre pourquoi certaines femmes ménopausées développent moins de maladies inflammatoires ou auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde. Elle pourrait aussi ouvrir la voie à des traitements ciblant les ovaires pour renforcer le système immunitaire des femmes âgées. Les chercheurs soulignent cependant que ces résultats sont préliminaires et nécessitent des études supplémentaires pour confirmer ces hypothèses. Cette avancée pourrait aussi inspirer de nouvelles stratégies de prévention ou de traitement des maladies liées au vieillissement.

