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La COVID-19 réactive une armée de virus dormants dans l’organisme, selon une étude

Trust My Science · mis à jour 6 août

En analysant les dossiers de plus de 1 000 personnes hospitalisées pour la forme grave de COVID-19, des chercheurs ont découvert que la maladie réactivait une multitude d’autres virus dormants dans l’organisme. Les différentes familles virales semblent se réactiver chacune à leur propre rythme et certaines réactivations virales pourraient être associées au COVID long.

COVID-19 et virus dormants

Une étude récente révèle que l'infection par la COVID-19 pourrait réveiller des virus endormis dans notre organisme. Ces virus, appelés virus dormants ou rétrovirus endogènes, sont des fragments de virus anciens intégrés dans notre ADN au fil de l'évolution. Normalement inactifs, ils restent silencieux pendant des décennies sans causer de maladie. Cependant, des chercheurs ont observé que le système immunitaire, affaibli ou perturbé par la COVID-19, pourrait lever cette dormance. Cela signifie que ces virus pourraient se réactiver et produire des protéines ou des particules virales, bien que sans nécessairement déclencher une infection active. Cette découverte soulève des questions sur les effets à long terme de la COVID-19, notamment en matière de maladies chroniques ou de troubles auto-immuns. L'étude a été publiée le 6 août 2026 et s'appuie sur des analyses génétiques approfondies.

Mécanisme de réactivation

Les scientifiques expliquent que la réactivation des virus dormants serait liée à la réponse immunitaire exacerbée provoquée par la COVID-19. Lorsque le virus SARS-CoV-2 infecte une cellule, il déclenche une réaction en chaîne dans le système immunitaire. Cette réaction, bien que nécessaire pour combattre l'infection, pourrait aussi perturber l'équilibre des rétrovirus endogènes. En effet, ces derniers sont normalement contrôlés par des mécanismes de régulation cellulaire. Leur réactivation pourrait être comparée à un réveil soudain de soldats endormis : une fois actifs, ils pourraient produire des molécules capables d'influencer le fonctionnement des cellules. Les chercheurs ont identifié des marqueurs biologiques spécifiques pour suivre ce phénomène, mais les conséquences exactes restent à étudier.

Implications pour la santé

Cette découverte pourrait avoir des implications majeures pour la santé publique. Si les virus dormants se réactivent massivement, ils pourraient contribuer à l'apparition de maladies inflammatoires chroniques, de troubles neurologiques ou même de certains cancers. Par exemple, des études antérieures ont lié l'activation de rétrovirus endogènes à des maladies comme la sclérose en plaques ou des troubles psychiatriques. Cependant, les chercheurs soulignent que cette réactivation ne signifie pas automatiquement l'apparition de symptômes. L'étude de 2026 ouvre la voie à de nouvelles recherches pour comprendre les risques réels et développer des traitements ciblés. Pour l'instant, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais ces résultats pourraient expliquer certains symptômes persistants observés chez des patients après une infection par la COVID-19.

Ce que ça pourrait changer

Les auteurs de l'étude appellent à une vigilance accrue et à des recherches supplémentaires pour évaluer l'ampleur de ce phénomène. Ils recommandent notamment de suivre des cohortes de patients ayant contracté la *COVID-19* sur le long terme, afin de détecter d'éventuels marqueurs de réactivation virale. Des technologies comme le séquençage génétique à haut débit pourraient être utilisées pour analyser les échantillons de sang ou de tissus. Par ailleurs, des essais cliniques pourraient être envisagés pour tester des médicaments capables de bloquer cette réactivation. À ce stade, les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats sont préliminaires et nécessitent une validation par d'autres équipes. L'objectif est de mieux comprendre les mécanismes en jeu et d'identifier d'éventuels liens avec des pathologies existantes.

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