Aux États-Unis, 338 toits de maisons de logements sociaux ont été peints en blanc. Cette mesure a permis de réduire la température intérieure et d'économiser 560 kWh par an sur la climatisation
L’été, sous une toiture sombre, les combles se transforment en fournaise et renvoient leur chaleur dans tout le logement. Rafraîchir coûte cher, surtout pour les ménages modestes.
Aux États-Unis, une expérience a été menée sur 338 toits de maisons de logements sociaux en les peignant en blanc. Cette technique, appelée cool roofing (toiture fraîche en français), consiste à appliquer une peinture réfléchissante sur les surfaces exposées au soleil. Le blanc est choisi car il renvoie une grande partie des rayons solaires, contrairement à des couleurs plus sombres qui les absorbent et les transforment en chaleur. Cette méthode est inspirée des principes de la physique optique, où la couleur d'un objet détermine sa capacité à réfléchir ou absorber la lumière. Les toits concernés étaient situés dans des zones urbaines où les températures estivales peuvent devenir très élevées, rendant les logements difficiles à climatiser.
La peinture blanche a permis de réduire significativement la température intérieure des logements. En effet, en réfléchissant les rayons du soleil, la chaleur accumulée à l'intérieur des maisons a diminué. Cette baisse de température a eu un impact direct sur l'utilisation des climatiseurs, qui fonctionnent moins longtemps ou à une puissance réduite pour atteindre la même température de confort. Les habitants ont ainsi ressenti un environnement plus frais sans avoir à augmenter leur consommation d'énergie. Cette mesure s'inscrit dans une logique d'adaptation aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, liées au changement climatique.
Grâce à cette réduction de la chaleur intérieure, les logements ont économisé en moyenne 560 kilowattheures (kWh) d'électricité par an sur la climatisation. Pour donner une échelle, un kWh correspond à l'énergie consommée par un appareil électrique de 1 000 watts pendant une heure. Ces économies représentent une baisse de la facture d'électricité pour les locataires, mais aussi une réduction de la pression sur le réseau électrique local, surtout en période de forte demande. À l'échelle de 338 logements, cette économie collective contribue à diminuer la consommation globale d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre associées.
Les logements sociaux concernés par cette expérience sont souvent situés dans des zones urbaines densément peuplées, où les îlots de chaleur urbains amplifient les effets de la chaleur estivale. Les îlots de chaleur désignent des zones où les températures sont plus élevées que dans les campagnes environnantes, en raison de la concentration de bâtiments, de routes et d'activités humaines. Les habitants de ces logements, souvent modestes, sont particulièrement vulnérables aux canicules, car ils ont moins de moyens pour se protéger ou climatiser leur logement. Cette initiative vise donc à améliorer leur confort tout en réduisant leur facture énergétique.
Cette expérience, menée aux États-Unis, montre que des solutions simples et peu coûteuses comme la peinture blanche des toits peuvent avoir un impact significatif sur le confort thermique et la consommation d'énergie. Elle s'ajoute à d'autres méthodes de rafraîchissement passif, comme l'isolation ou la végétalisation des toits. Les résultats pourraient inspirer d'autres villes ou pays, notamment dans les régions confrontées à des étés de plus en plus chauds. Cependant, l'article ne précise pas si cette mesure a été généralisée ou si elle reste limitée à cette initiative pilote. Les données proviennent d'une source scientifique, mais le contexte exact (ville, État, durée de l'expérience) n'est pas détaillé.

