Thélyson Orélien reste en lice pour le Renaudot
Malgré la controverse, «C’était ça ou mourir» a été retenu dans la deuxième sélection de ce prestigieux prix..
Le roman C’était ça ou mourir, écrit par Thélyson Orélien, un auteur québécois d’origine haïtienne, a été retenu dans la deuxième sélection des finalistes pour le prix Renaudot 2026. Ce prix littéraire français, l’un des plus prestigieux en France avec le Goncourt, célèbre cette année sa 100e édition. Le roman raconte l’histoire d’un professeur fuyant Port-au-Prince pour se réfugier à Montréal. Initialement publié par l’éditeur québécois Boréal, il a ensuite été réédité en France par Grasset. Malgré les polémiques entourant son auteur, le livre figure toujours parmi les neuf romans en lice pour le Renaudot, après une première sélection de 17 titres annoncée début septembre 2026.
Thélyson Orélien a été au cœur d’une polémique majeure après des accusations selon lesquelles son roman aurait été « presque intégralement » rédigé par une intelligence artificielle (IA), selon un compte X français nommé Balance ton Claude. Ces allégations ont été suivies de révélations de plusieurs cas de plagiat attribués à l’auteur. Ces controverses ont conduit à l’exclusion du livre des sélections pour d’autres prix littéraires prestigieux, comme le Goncourt, le Femina et Décembre. Malgré ces remous, le Renaudot a maintenu sa candidature, soulignant que la décision finale appartient au jury.
Le prix Renaudot, dont la troisième sélection sera annoncée le 28 octobre 2026, retient actuellement neuf romans en lice pour la finale. Parmi les autres finalistes figurent Le palais de François-Henri Désérable (Gallimard), Minotaure de Boris Bergmann (Albin Michel), Nos vies sauvages de Hemley Boum (Gallimard) et Cipango de Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma). Le lauréat sera dévoilé le 3 novembre 2026 au restaurant Drouant à Paris, juste après l’annonce du gagnant du prix Goncourt. Le jury du Renaudot est présidé par l’écrivain Frédéric Beigbeder et compte une dizaine de membres, dont J.M.G. Le Clézio et Patrick Besson.
Le parcours de *C’était ça ou mourir* illustre les tensions actuelles autour de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création littéraire. Alors que certains y voient une révolution technologique, d’autres dénoncent un manque d’éthique et de transparence. Les prix littéraires français, comme le Goncourt ou le Renaudot, restent des références culturelles majeures, mais leur crédibilité est parfois questionnée face à des affaires de plagiat ou de fraude. Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jurys pour distinguer les œuvres originales des contenus générés ou copiés, dans un paysage éditorial en pleine mutation.

