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Géopolitique

Au lendemain des pillages, les commerçants désemparés : “je n’ai jamais vu ça”

Courrier International · mis à jour il y a 17 j

Après les émeutes du 17 octobre, de nombreux médias étrangers décrivent les vitrines brisées, les étagères vidées et l’ahurissement des commerçants dont les boutiques ont été pillées..

Pillages massifs en France

Le 17 octobre 2026, des émeutes ont éclaté en France, accompagnées de pillages dans plusieurs grandes villes comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice et Limoges. Contrairement aux violences des gilets jaunes en 2018, qui ciblaient principalement les quartiers aisés et les enseignes de luxe, ces nouveaux pillages ont touché des commerces variés : supermarchés, pharmacies, magasins de vêtements, boutiques d’électronique et même des hôtels de ville. À Paris, des vitrines ont été brisées, des étagères vidées et des marchandises d’une valeur estimée à 70 000 € ont été dérobées dans une seule boutique d’électronique. Les pilleurs ne se limitaient pas aux lycéens manifestants, mais incluaient aussi des groupes venus des cités (quartiers prioritaires) et des banlieues. Les commerçants décrivent une situation inédite, marquée par un sentiment d’impuissance et de désolation.

Témoignages de commerçants

Plusieurs commerçants ont partagé leur désarroi face aux dégâts subis. Nathan Mimoun, propriétaire d’une boutique d’électronique près de la place de la République à Paris, a constaté que 70 000 € de marchandises avaient été volés en une seule nuit. Il a dû réparer un rideau métallique de sécurité tout en voyant des pillards continuer à entrer. Une commerçante a raconté avoir été alertée par un voisin qui avait filmé un groupe de jeunes forçant la porte de son magasin, avant de tout casser et de tout voler. Hervé Denis, un autre commerçant, a observé que les pillages n’étaient pas l’œuvre de lycéens, mais de groupes organisés venus des cités et des banlieues. Ces témoignages illustrent l’ampleur des dégâts et le choc ressenti par les victimes.

Étendue géographique des violences

Les violences et pillages ne se sont pas limités à Paris. Plusieurs villes françaises ont été touchées, dont Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice et Limoges. Dans cette dernière, l’hôtel de ville a été en grande partie détruit par les flammes. À Marseille, une image symbolique a marqué les esprits : celle d’un buste de Marianne, symbole de la République française, jeté à terre dans la mairie. Ces scènes ont été relayées par des médias internationaux comme le Wall Street Journal, Business Insider, India Today ou encore The New York Times, qui décrivent une France en état de choc. Les violences ont également débordé en Italie, où des manifestations à Milan ont aussi dégénéré en pillages.

Réactions des médias étrangers

Les médias étrangers ont analysé les événements sous différents angles. Certains, comme India Today, ont souligné que les violences n’étaient pas cantonnées aux quartiers riches, mais touchaient aussi des commerces de proximité. D’autres, comme Clarín (Argentine), ont mis en avant le symbole de la destruction du buste de Marianne à Marseille pour illustrer la colère des pillards. The New York Times a évoqué une stratégie des émeutiers qui auraient profité des manifestations comme d’un écran de fumée pour commettre des violences. Enfin, des médias comme Business Insider ont décrit des scènes de désolation dans des rues parisiennes, avec des vitrines béantes et des débris de verre jonchant le sol. Ces analyses reflètent une perception internationale de la crise en France.

Conséquences économiques immédiates

Les commerçants touchés par les pillages font face à des pertes financières considérables. Nathan Mimoun, par exemple, estime avoir perdu 70 000 € de marchandises en une seule nuit, une somme qui pourrait mettre en péril la survie de son entreprise. Les dégâts matériels, comme les vitrines brisées et les portes forcées, représentent aussi des coûts supplémentaires pour les réparations. Une commerçante a dû fermer son magasin plus tôt par précaution, perdant ainsi une journée de chiffre d’affaires. Ces pertes s’ajoutent à une situation économique déjà fragile pour de nombreux petits commerçants, qui peinent à se relever après des années de difficultés, notamment depuis la crise du Covid-19.

Ce que ça pourrait changer

Les émeutes et pillages surviennent dans un contexte de tensions sociales en France. Les manifestations du 17 octobre s’inscrivaient dans un mouvement plus large contre la vie chère et les inégalités économiques. Cependant, les violences ont rapidement dépassé le cadre des revendications initiales, avec des groupes organisés profitant du chaos pour piller des commerces. Les médias étrangers soulignent que ces événements pourraient avoir un impact sur la stabilité politique du pays. Certains, comme la presse russe, ont même évoqué la *fragilité de l’Élysée* (la présidence française), tandis que d’autres, comme la presse israélienne, ont pointé du doigt une alliance entre la *gauche radicale* et l’*islamisme* pour expliquer les débordements. Ces analyses reflètent des interprétations variées selon les pays.

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