Tensions franco-américaines à l’ONU, Arabie saoudite
Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..
Les États-Unis ont quitté une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 29 juin 2026 en signe de protestation contre des critiques françaises. L'ambassadeur américain Mike Waltz et sa délégation ont quitté la salle lorsque l'ambassadeur français a pris la parole. La France a accusé les États-Unis d'adopter une position « hypocrite » sur les droits humains, en les comparant à la Corée du Nord, à la Russie et au Nicaragua. Cette comparaison fait suite au vote des États-Unis contre le renouvellement du mandat du Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, à l'Assemblée générale de l'ONU le 26 juillet 2026. Les États-Unis étaient l'un des dix pays à voter contre cette prolongation de quatre ans. La France a réagi en déclarant sur X (ex-Twitter) que les États-Unis, autrefois leaders en matière de droits humains, s'isolent désormais et ne sont plus écoutés par la communauté internationale.
La Roumanie a annoncé le 29 juillet 2026 l'expulsion d'un membre de l'ambassade de Russie à Bucarest, accusé d'activités jugées inacceptables. L'ambassadeur russe Vladimir Lipaev a été informé de cette décision et le diplomate concerné doit quitter le pays sous cinq jours. Cette mesure fait suite à plusieurs incursions de drones russes de type Shahed dans l'espace aérien roumain. Le 26 juillet, un chasseur F-16 roumain a abattu un drone de ce type, et des fragments ont été présentés à l'ambassadeur russe. Entre le 26 et le 29 juillet, la Roumanie a intercepté trois drones et une nouvelle incursion a été signalée le 29 juillet. Moscou a qualifié ces accusations de « propagandistes » et a menacé de représailles, déclarant que cette expulsion « ne restera pas sans réponse ».
L'Arabie saoudite a affirmé le 29 juillet 2026 avoir été la cible d'une attaque de drones lancée depuis l'Irak. Le ministère saoudien de la Défense a accusé des « milices terroristes soutenues par l'Iran » d'avoir visé son territoire, bien qu'aucune revendication n'ait été émise. Parallèlement, les rebelles houthistes du Yémen, également soutenus par l'Iran, ont revendiqué des frappes contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Ces événements surviennent après la reprise des hostilités entre l'Arabie saoudite et les houthistes le 13 juillet 2026, mettant fin à une trêve de quatre ans. Les houthistes ont aussi annoncé vouloir bloquer le trafic maritime en mer Rouge et dans le golfe d'Aden pour les navires saoudiens, afin de faire pression sur Riyad et la communauté internationale pour obtenir des concessions politiques en faveur du Yémen.
Le **Tchad** a annoncé le 29 juillet 2026 son retrait de la **Cour pénale internationale (CPI)**, une institution judiciaire indépendante basée à La Haye. Le gouvernement tchadien a justifié cette décision en critiquant le fait que la CPI se concentre trop sur les pays africains. Sur les 13 enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création, neuf concernent des États africains, contre quatre dans d'autres régions du monde. Cette décision semble avoir été influencée par les **États-Unis**, qui ont mené une offensive diplomatique contre la CPI mi-juillet 2026. Le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines, **Franck Garcia**, aurait exhorté le Tchad à reconsidérer son adhésion lors d'un échange téléphonique avec le ministre tchadien des Affaires étrangères. Les États-Unis accusent la CPI de « menacer » leurs intérêts et ont promis de nouvelles sanctions contre cette institution.

