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Généraliste

Reçu avec tous les égards par Trump, Xi prône la coexistence pacifique

Le Devoir · mis à jour 24 sept.

Le président chinois a levé son verre à un «nouveau chapitre dans les relations amicales» des deux superpuissances..

Visite historique de Xi

Xi Jinping, président de la Chine, a effectué une visite d’État de trois jours à Washington du 22 au 24 septembre 2026, sa première à la Maison-Blanche depuis plus de dix ans. Cette rencontre avec Donald Trump, président des États-Unis, marque une tentative de détente entre les deux superpuissances rivales. L’accueil réservé à Xi Jinping a été particulièrement solennel, avec des honneurs militaires, une fanfare en costume d’époque et un dîner de gala réunissant les dirigeants des plus grandes entreprises américaines, notamment des géants de la tech comme Amazon, Meta, Apple, Google, Nvidia, Tesla et OpenAI. Cette visite s’inscrit dans un contexte où les tensions entre les deux pays restent fortes, notamment sur des sujets comme Taïwan ou la régulation de l’intelligence artificielle.

Coexistence pacifique affichée

Lors de cette visite, Xi Jinping a plaidé pour une coexistence pacifique entre la Chine et les États-Unis, tout en réaffirmant les lignes rouges de Pékin, notamment sur Taïwan. Il a appelé à un nouveau chapitre dans les relations bilatérales, évoquant une grande amitié avec Trump. Ce dernier a répondu en souhaitant un avenir d’harmonie entre les deux pays, malgré leurs systèmes politiques différents. Cependant, cette détente apparente contraste avec les manifestations de protestation organisées devant la Maison-Blanche, où des militants ont scandé des slogans comme « Libérez Hong Kong » ou « Xi Jinping n’est pas le bienvenu ». Trump a également annoncé qu’il montrerait à Xi son chantier controversé d’une future salle de bal à la Maison-Blanche, un projet critiqué pour son coût élevé.

Enjeux géopolitiques clés

Xi Jinping a profité de sa visite pour aborder plusieurs sujets sensibles. Il a insisté sur la nécessité pour Washington et Téhéran de résoudre leurs différends par la négociation, une position qui s’inscrit dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, où la Chine est alliée à l’Iran. Concernant Taïwan, Xi a demandé à Trump de faire preuve de prudence et d’expliciter son opposition à l’indépendance de l’île, une position qui marquerait un changement par rapport à la politique américaine actuelle, volontairement ambiguë depuis des décennies. La Chine considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire et n’exclut pas de le reprendre par la force si nécessaire. Les États-Unis, de leur côté, soutiennent militairement Taïwan.

Intelligence artificielle et coopération

Xi Jinping et Donald Trump ont également évoqué le développement de l’intelligence artificielle (IA), un domaine où la Chine et les États-Unis se livrent une compétition intense. Xi a souligné que les deux pays avaient à la fois les capacités et la responsabilité de développer cette technologie tout en la maintenant sous un contrôle humain. Trump, quant à lui, a affirmé sur son réseau Truth Social vouloir maintenir le statu quo en matière de régulation de l’IA, une position qu’il présente comme alignée sur celle de la Chine. Cette approche marque une volonté de coopération malgré les rivalités, bien que les deux pays restent en compétition sur ce secteur stratégique.

Ce que ça pourrait changer

La visite de Xi Jinping a été marquée par plusieurs gestes symboliques. Il a annoncé l’arrivée prochaine d’un couple de pandas géants au zoo d’Atlanta, un animal emblématique de la diplomatie chinoise, présenté comme un *symbole d’amitié*. Xi n’a pas emmené de chefs d’entreprise chinois au dîner de gala, mais le Français Bernard Arnault, PDG de LVMH, y a été convié. En revanche, des critiques ont émergé aux États-Unis, notamment de la part du chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer, qui a dénoncé l’*attirance innée* de Trump pour les dirigeants autoritaires. Cette visite intervient à quelques semaines des élections législatives américaines, où le parti de Trump est malmené en raison des tensions au Moyen-Orient et des difficultés économiques des électeurs.

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