Après la crue meurtrière, des Népalais à la recherche de proches : “Tout a été emporté”
Au lendemain de la crue qui, au Népal, a fait plus de 360 morts, le correspondant d’“Al-Jazeera” a contacté des rescapés et des proches de disparus, qui racontent leur sidération et leur angoisse devant l’ampleur des conséquences de la catastrophe et à sa soudaineté..
Une crue éclair dévastatrice a frappé le Népal le 26 août 2026, faisant plus de 360 morts et laissant au moins 1 400 personnes disparues. Cette catastrophe s'est produite dans une région montagneuse à cheval entre le Népal et le Tibet, en Chine. Les autorités locales évoquent la rupture d'un lac glaciaire en amont, au Tibet, comme cause probable de cette inondation soudaine. Les villages, barrages et infrastructures ont été balayés par les eaux, transformant une journée ordinaire en drame humain. Les secours ont récupéré 95 corps dès le lendemain, mais les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus, parmi lesquels figurent des policiers, des fonctionnaires, des ingénieurs de centrales hydroélectriques et des centaines de touristes étrangers. La soudaineté de l'événement a laissé les populations et les autorités sous le choc.
Gyan Deep Sapkota, un élève de seconde du lycée Trishuli situé à Bidur, sur les berges de la rivière Trishuli, a vécu l'événement de l'intérieur. Alors que la journée semblait normale, des professeurs ont soudain crié aux élèves de fuir. Certains ont traversé un petit pont pour se mettre à l'abri, tandis que d'autres se sont réfugiés dans les collines. Certains élèves, pris de panique, se sont évanouis. Gyan Deep Sapkota décrit une scène de chaos où la peur et l'incertitude dominent encore aujourd'hui. La crue éclair (inondation soudaine et violente) a tout emporté sur son passage, laissant les survivants traumatisés. Les récits des rescapés et des familles de disparus illustrent l'ampleur de la tragédie et la difficulté à accepter une réalité aussi brutale.
La région touchée par la crue se situe dans le district de Nuwakot, au Népal, près de la frontière avec le Tibet. La rivière Trishuli, connue en amont sous le nom de Bhote Koshi, est un cours d'eau puissant qui traverse des zones montagneuses. La rupture d'un lac glaciaire en amont, au Tibet, est la cause la plus probable de cette crue éclair. Un lac glaciaire se forme lorsque l'eau de fonte d'un glacier s'accumule derrière un barrage naturel de glace ou de débris rocheux. Lorsqu'il se rompt, l'eau est libérée brutalement, provoquant une inondation dévastatrice en aval. Ce phénomène, appelé vidange brutale de lac glaciaire, est particulièrement dangereux dans les régions montagneuses où les pentes raides accélèrent la vitesse de l'eau.
Les conséquences de cette crue sont multiples et dévastatrices. Plus de 360 personnes ont perdu la vie, et au moins 1 400 sont portées disparues, ce qui rend les opérations de secours particulièrement complexes. Les villages entiers ont été détruits, tout comme des infrastructures essentielles comme des barrages et des centrales hydroélectriques. Parmi les disparus figurent des professionnels de différents secteurs : policiers, fonctionnaires, ingénieurs, mais aussi des centaines de touristes étrangers. Les familles des victimes et des disparus se rendent dans les morgues pour tenter d'identifier les corps, ajoutant une dimension humaine tragique à cette catastrophe. Les opérations de recherche se poursuivent, mais l'ampleur des dégâts rend la tâche ardue.
Les autorités népalaises et les équipes de secours sont mobilisées pour retrouver les disparus et porter assistance aux survivants. Le porte-parole de la police népaise a confirmé que 95 corps avaient été retrouvés dès le 26 août, mais les recherches se poursuivent pour les autres victimes. Les familles des disparus se rendent dans les morgues pour tenter d'identifier les corps, une tâche émotionnellement éprouvante. Les opérations de secours sont compliquées par l'isolement de certaines zones touchées par la crue, ainsi que par l'ampleur des dégâts matériels. Les autorités locales et les organisations humanitaires tentent de coordonner leurs efforts pour apporter une aide d'urgence aux populations affectées.

