La sénatrice saskatchewanaise Pamela Wallin démissionne
Les raisons de son départ demeurent inconnues..
La sénatrice canadienne Pamela Wallin, représentant la province de la Saskatchewan au Sénat du Canada, a annoncé sa démission dimanche après près de 18 ans de mandat. Née en 1953, elle quitte la Chambre haute deux ans avant l’âge obligatoire de la retraite, fixé à 75 ans. Cette décision intervient sans explication publique, bien que le greffier du Sénat ait confirmé par écrit sa démission le lundi suivant. La nouvelle a d’abord été relayée par le média spécialisé iPolitics avant d’être officialisée sur le site du Sénat. Pamela Wallin avait été nommée en 2009 par l’ancien premier ministre conservateur Stephen Harper, avec un mandat prévu jusqu’en avril 2028, date à laquelle elle aurait atteint 75 ans.
Avant de siéger au Sénat, Pamela Wallin s’est distinguée dans le domaine des médias. En 1985, elle est devenue la première femme à diriger le bureau d’Ottawa pour CTV News, marquant un tournant dans l’histoire de la télévision canadienne. Elle a également travaillé pour la CBC (Corporation canadienne de radiodiffusion) et occupé le poste de consule générale du Canada à New York de 2002 à 2006. Originaire de Moose Jaw en Saskatchewan, où elle a grandi à Wadena, elle a marqué l’histoire en brisant des barrières professionnelles dans un secteur traditionnellement dominé par les hommes.
La carrière politique de Pamela Wallin a été marquée par un scandale financier en 2013. Une vérification de ses frais de déplacement a révélé 139 000 $ de dépenses jugées inadmissibles, notamment pour des voyages liés à ses activités au sein de conseils d’administration d’entreprises privées. Cette affaire a entraîné son exclusion du caucus conservateur au Sénat en 2013, ainsi qu’une suspension sans rémunération. Après une enquête de près de trois ans, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé en 2016 qu’aucune accusation criminelle ne serait retenue contre elle. Elle a ensuite continué son travail de sénatrice en tant qu’indépendante, puis a rejoint le Groupe des sénateurs canadiens en 2019.
Le départ de Pamela Wallin intervient après une carrière parlementaire tumultueuse, marquée par des hauts comme des bas. Son mandat au Sénat, initialement prévu jusqu’en 2028, s’achève donc avec près de deux ans d’avance. Les raisons exactes de sa démission restent inconnues, mais cette décision met fin à une présence de près de deux décennies dans la Chambre haute canadienne. Son héritage inclut des contributions médiatiques historiques et une carrière politique marquée par des controverses, mais aussi par une résilience face aux défis. Elle laisse derrière elle un Sénat désormais privé de son expérience, dans un contexte où les débats sur la transparence et l’éthique publique restent d’actualité.

