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Le PCQ va «défendre le droit de poser des questions» sans «remettre en cause la science»

Le Devoir · mis à jour il y a 13 h

«Le débat fait partie de la démarche», mais toutes les affirmations ne se valent pas, écrit Maïté Blanchette Vézina..

Position du PCQ sur la science

La leader parlementaire des conservateurs québécois, Maïté Blanchette Vézina, a clarifié la position de son parti concernant le débat scientifique. Elle a affirmé que le Parti conservateur du Québec (PCQ) défend le droit de poser des questions, de débattre et d’exercer un jugement critique, mais sans remettre en cause les consensus scientifiques établis. Selon elle, le débat est une partie intégrante de la démarche scientifique, qui repose sur des faits, des données probantes et la confrontation d’hypothèses. Elle a précisé qu’elle n’a jamais contesté ces consensus et qu’elle ne souhaite pas le faire. Cette déclaration fait suite à des controverses lors de la campagne électorale, où des propos de certains candidats conservateurs avaient été critiqués pour leur remise en question de la science, notamment sur des sujets comme la vaccination ou les changements climatiques.

Débat et remise en question

Maïté Blanchette Vézina a souligné que le débat et la remise en question sont des éléments sains dans une démocratie. Elle a expliqué que poser des questions, même sur des sujets établis, permet d’éviter de suivre aveuglément des idées préconçues. Cependant, elle a nuancé en précisant que cela ne signifie pas que toutes les affirmations se valent ou que les consensus scientifiques doivent être ignorés. Elle a ajouté que chaque personne apporte son propre parcours et sa vision des choses, ce qui justifie, selon elle, la confiance des citoyens envers son parti. Cette position a été défendue lors d’une entrevue accordée au quotidien Le Devoir le 14 octobre 2026.

Controverses au sein du PCQ

Plusieurs controverses ont marqué la campagne électorale du PCQ, notamment des propos tenus par des candidats comme Marie-Josée Hélie, élue députée de Montmorency. Celle-ci avait comparé la vaccination obligatoire à un plan « génocidaire » et critiqué l’influence de l’interprétation scientifique, citant notamment les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ces rapports, rédigés par des milliers de scientifiques bénévoles internationaux, font consensus sur le réchauffement climatique et le rôle de l’activité humaine. Malgré ces polémiques, le chef du PCQ, Éric Duhaime, n’a pas condamné ces propos. Marie-Josée Hélie avait elle-même déclaré, lors d’une annonce le 7 septembre 2026, être « très fière » de poser des questions, même dérangeantes.

Ce que ça pourrait changer

Maïté Blanchette Vézina a défendu Marie-Josée Hélie en affirmant que chaque membre du parti a sa place et que remettre en question l’ordre établi est important. Elle a ajouté que la diversité des parcours et des visions explique la confiance des citoyens envers le PCQ. Cette position a suscité des réactions, notamment de la part de Québec solidaire. Sol Zanetti, co-porte-parole masculin du parti, a rappelé que les politiciens doivent avoir l’humilité de reconnaître les limites de leur expertise. Il a souligné que, pour des sujets comme les changements climatiques, il est essentiel d’écouter les spécialistes et les consensus scientifiques, comme ceux du GIEC.

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