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À 41 ans, elle se rend à l'hôpital pour une intoxication alimentaire mais les médecins lui diagnostiquent un cancer colorectal de stade 3

Science & Vie · mis à jour 30 sept.

Une Londonienne de 41 ans a vu ses symptômes attribués à des hémorroïdes puis à une intoxication alimentaire pendant des mois. Le diagnostic final a révélé un cancer colorectal de stade 3..

Diagnostic inattendu

Une femme de 41 ans se rend à l’hôpital en pensant souffrir d’une simple intoxication alimentaire. Les symptômes, comme des douleurs abdominales et des nausées, sont en effet compatibles avec ce diagnostic courant. Cependant, après des examens approfondis, les médecins découvrent qu’elle est atteinte d’un cancer colorectal de stade 3. Ce stade signifie que la tumeur s’est développée localement et a commencé à envahir les ganglions lymphatiques voisins, mais n’a pas encore formé de métastases (des cellules cancéreuses qui se propagent à d’autres organes). Cette situation illustre un cas où des symptômes bénins en apparence peuvent cacher une maladie grave, soulignant l’importance d’un diagnostic précis et rapide.

Cancer colorectal

Le cancer colorectal désigne une tumeur maligne qui se forme dans le côlon (gros intestin) ou le rectum. C’est l’un des cancers les plus fréquents dans le monde, avec environ 43 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France. Il se développe souvent à partir de polypes, des excroissances bénignes qui, si elles ne sont pas retirées, peuvent devenir cancéreuses. Les facteurs de risque incluent l’âge (le risque augmente après 50 ans), une alimentation pauvre en fibres et riche en viandes rouges, le tabagisme, l’alcool, ou des antécédents familiaux. Les symptômes courants sont des changements dans les habitudes intestinales, des saignements dans les selles, des douleurs abdominales persistantes ou une fatigue inexpliquée.

Stade 3 : gravité

Le stade 3 d’un cancer colorectal indique que la tumeur a traversé la paroi du côlon ou du rectum et a atteint les ganglions lymphatiques voisins, mais n’a pas encore formé de métastases. Cela correspond à une maladie avancée, mais pas encore généralisée. Environ 30 à 40 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués à ce stade. Le pronostic dépend de plusieurs facteurs, comme la taille de la tumeur, le nombre de ganglions atteints et la localisation exacte. Le traitement standard associe généralement une chirurgie pour retirer la tumeur et les ganglions concernés, suivie d’une chimiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses restantes et réduire le risque de récidive.

Symptômes trompeurs

Les symptômes initiaux du cancer colorectal, comme des douleurs abdominales, des nausées ou des troubles digestifs, sont souvent confondus avec des affections moins graves, comme une intoxication alimentaire ou un syndrome de l’intestin irritable. Dans le cas de cette patiente, ces signes ont retardé la recherche de soins spécialisés. Pourtant, une prise en charge précoce est cruciale pour améliorer les chances de guérison. Les experts rappellent que tout symptôme persistant plus de deux semaines, surtout s’il s’accompagne de saignements ou de fatigue intense, doit inciter à consulter un médecin. Une coloscopie, un examen qui permet de visualiser l’intérieur du côlon, est souvent recommandée pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

Prise en charge médicale

Une fois le diagnostic confirmé, la patiente a bénéficié d’une prise en charge multidisciplinaire, incluant des chirurgiens, des oncologues et des radiologues. Le traitement a commencé par une chirurgie pour retirer la tumeur et les ganglions lymphatiques atteints. Cette intervention est souvent suivie d’une chimiothérapie, qui peut durer plusieurs mois. L’objectif est d’éliminer les cellules cancéreuses résiduelles et de prévenir une récidive. Dans certains cas, une radiothérapie est également proposée, notamment si la tumeur est localisée près du rectum. La durée et l’intensité des traitements varient selon l’état de santé général du patient et la réponse au traitement.

Ce que ça pourrait changer

Ce cas met en lumière l’importance du dépistage du cancer colorectal, qui permet de détecter la maladie à un stade précoce, voire de prévenir son apparition en retirant des polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. En France, le dépistage organisé est proposé gratuitement tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans. Il repose sur un test immunologique simple, réalisé à domicile, qui détecte la présence de sang dans les selles. Si le résultat est positif, une coloscopie est proposée pour confirmer le diagnostic. Les experts recommandent également d’adopter un mode de vie sain, avec une alimentation riche en fibres, une activité physique régulière et une limitation de la consommation d’alcool et de tabac, pour réduire les risques de développer ce cancer.

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