À Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
À moins de deux mois du scrutin du 3 novembre, les projections sont sombres pour les républicains..
Donald Trump organise à Dallas, au Texas, une convention républicaine exceptionnelle sur deux jours, du 9 au 11 septembre 2026. Ce format, habituellement réservé aux années d’élection présidentielle, est une première pour les républicains lors des élections de mi-mandat. Ces dernières, prévues le 3 novembre 2026, concernent le renouvellement total de la Chambre des représentants et partiellement celui du Sénat. L’objectif affiché est de mobiliser l’électorat républicain en s’appuyant sur la figure de Trump lui-même, malgré une popularité en baisse, estimée à moins de 35% dans un récent sondage. La convention se déroule dans une salle de basket des Mavericks de Dallas, décorée de drapeaux américains et d’écrans géants, mais l’affluence reste limitée, avec environ un tiers des places condamnées pour des raisons de sécurité.
La stratégie de Trump repose sur sa capacité à attirer les électeurs aux urnes en misant sur sa personne, comme il l’a suggéré en déclarant : « Faites comme si mon nom était sur le bulletin de vote ». Malgré une cote de popularité faible, inférieure à 35%, et des défis politiques comme une guerre en Iran sans issue ou une inflation élevée, notamment sur les prix de l’essence, ses partisans défendent cette approche. Angie Fisher, une participante venue de Caroline du Sud, explique ainsi : « C’est pour ça qu’on est là, pour Trump. Sinon, je ne dirais pas que je ne serais pas venue, mais c’est lui qui me donne envie d’être ici. » La convention inclut une cinquantaine d’intervenants par jour, mettant en avant les réalisations revendiquées du gouvernement Trump, comme des baisses d’impôts ou une politique migratoire restrictive, tout en critiquant les démocrates, qualifiés d’« extrémistes ».
Les projections pour les élections de mi-mandat sont défavorables aux républicains. Selon le modèle Decision Desk HQ, les démocrates devraient obtenir la majorité à la Chambre des représentants, entièrement renouvelée, et pourraient également prendre le contrôle du Sénat, même de justesse. Cette bascule limiterait fortement la marge de manœuvre de Trump pour les deux dernières années de son mandat. Face à cette situation, certains candidats républicains en difficulté évitent de s’associer publiquement à Trump, de peur d’être pénalisés par son impopularité. Par exemple, des parlementaires engagés dans des courses serrées ne participeront pas à la convention. Parmi les intervenants attendus figurent des membres du gouvernement comme Todd Blanche, secrétaire à la Justice, et Scott Bessent, secrétaire aux Finances, ainsi que des personnalités extérieures comme les stars de MMA Justin Gaethje et Bo Nickal, invités pour élargir l’audience.
Matthew Green, professeur de sciences politiques à l’Université catholique d’Amérique, souligne que la popularité de Trump, située entre 30% et 35%, est généralement un signe de mauvais résultats pour son parti lors des élections. Il estime que *« quand vous vous situez entre 30 et 35%, c’est généralement synonyme de très mauvais résultats pour votre parti »*. La convention de Dallas doit aussi faire face à une concurrence majeure : les deux premiers matchs de la nouvelle saison de la *National Football League* (NFL), une ligue de football américain très populaire, coïncident avec ses deux soirées. Malgré ces défis, Trump présente l’événement comme *« à guichets fermés »*, bien que l’affluence initiale dans la salle des Mavericks de Dallas semble limitée, avec de nombreuses places vides ou condamnées.

