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Le président kazakh demande à Poutine de mettre fin à la guerre en Ukraine

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 11 j

Une déclaration rarement adressée publiquement à Vladimir Poutine depuis le début de la guerre, en 2022..

Appel du Kazakhstan

Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a publiquement demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de mettre fin à la guerre en Ukraine lors d’un forum de coopération entre les deux pays à Omsk, en Sibérie, le 25 juillet 2026. Assis à côté de Poutine lors d’une rencontre télévisée, Tokaïev a déclaré : « C’est regrettable, des jeunes meurent. [...] Tout cela doit s’arrêter ». Bien que le Kazakhstan soit un allié traditionnel de la Russie, son dirigeant n’a jamais soutenu l’invasion de l’Ukraine lancée en février 2022. Tokaïev a évoqué l’incompréhension des racines du conflit, suggérant de revenir aux accords d’Istanbul de 2022, un ensemble de propositions de paix discutées en mars 2022 avant d’être abandonnées. Poutine a répondu qu’il informerait Tokaïev des détails de la guerre, sans préciser ses intentions.

Bilan meurtrier

Le 25 juillet 2026, les autorités ukrainiennes et russes ont annoncé la mort de 20 personnes dans des frappes des deux côtés du conflit, portant à 41 le nombre de victimes en deux jours. L’ONU a révélé une augmentation de 37 % des victimes civiles au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. En Ukraine occupée, Evgueni Balitsky, responsable installé par Moscou dans la région de Zaporijia, a affirmé qu’une attaque ukrainienne sur un camp touristique à Kyrylivka, près de la mer d’Azov, avait tué 12 personnes, dont 4 enfants, et blessé 19 autres. La Russie a dénoncé ces frappes comme des « crimes inhumains », tout en ciblant elle-même des infrastructures civiles, comme une usine à Kirov où 5 personnes avaient péri la veille. Ces attaques illustrent l’escalade des violences dans un conflit qui dure depuis plus de quatre ans.

Frappes ukrainiennes

L’Ukraine intensifie ses attaques sur le territoire russe, ciblant des infrastructures stratégiques pour affaiblir la capacité de guerre de Moscou. Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a revendiqué des frappes sur une raffinerie en Sibérie (région de Tioumen) et une usine à Kirov, accusée de produire des composants pour les armes russes. Ces attaques, qui ont provoqué des incendies et interrompu des événements comme une compétition d’athlétisme à Iekaterinbourg, s’inscrivent dans une stratégie visant à perturber l’économie et la logistique russes. Le géant russe du e-commerce Wildberries, déjà frappé à trois reprises en une semaine, a évacué son personnel à Iekaterinbourg. Ces représailles visent à pousser la Russie à négocier, alors que les négociations de paix sont au point mort depuis 2022.

Ce que ça pourrait changer

Les tentatives de négociation pour mettre fin au conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, sont dans l’impasse. Les exigences de Moscou, qui réclame la cession de territoires ukrainiens, restent un obstacle majeur. Pendant ce temps, l’attention des États-Unis se porte davantage sur le Moyen-Orient, limitant leur implication directe dans le dossier ukrainien. L’Union européenne a récemment trouvé un accord pour renforcer les sanctions contre la Russie, mais leur efficacité dépendra de leur application par les États membres. Dans ce contexte, l’intervention du Kazakhstan, bien que symbolique, souligne les tensions croissantes au sein des alliés traditionnels de la Russie, certains pays commençant à exprimer des réserves sur la poursuite de la guerre.

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