À Zagreb, des robotaxis roulent sans superviseur à bord pour la première fois en Europe
Depuis ce jeudi 10 septembre, des taxis autonomes circulent à Zagreb sans personne au volant pour reprendre la main. Une première européenne, mais encore réservée à quelques passagers invités..
Pour la première fois en Europe, des robotaxis circulent sans superviseur humain à bord dans la ville de Zagreb, en Croatie. Ces véhicules autonomes, également appelés robotaxis, sont des voitures capables de se déplacer sans conducteur grâce à des systèmes d'intelligence artificielle et de capteurs. Jusqu'à présent, les essais en conditions réelles imposaient la présence d'un opérateur à bord pour reprendre le contrôle en cas de problème. Ici, les voitures fonctionnent entièrement sans intervention humaine directe, ce qui représente une avancée majeure dans le domaine des transports autonomes. Cette expérimentation est menée par une entreprise spécialisée dans les véhicules autonomes, dont le nom n'est pas précisé dans l'article.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte où l'Europe teste progressivement les véhicules autonomes, mais avec des réglementations strictes. La Croatie, en tant que membre de l'Union européenne, doit respecter des normes communes pour l'homologation des technologies autonomes. Zagreb, capitale croate, est choisie comme terrain d'expérimentation en raison de son infrastructure urbaine adaptée et de son engagement en faveur de l'innovation technologique. L'article ne précise pas si cette autorisation est temporaire ou permanente, ni quelles sont les conditions exactes de circulation des robotaxis sur le réseau routier local.
Les robotaxis de Zagreb utilisent une combinaison de technologies pour fonctionner en autonomie complète. Parmi elles, on trouve des capteurs LiDAR (Laser Imaging Detection and Ranging), qui permettent de cartographier l'environnement en 3D en temps réel, ainsi que des caméras haute résolution pour détecter les obstacles, les piétons et les autres véhicules. Un système d'intelligence artificielle analyse en permanence les données recueillies pour prendre des décisions de conduite, comme accélérer, freiner ou changer de voie. Ces véhicules sont également équipés de systèmes de communication avec les infrastructures urbaines, comme les feux tricolores ou les panneaux de signalisation, afin d'anticiper les situations complexes.
L'absence de superviseur à bord soulève plusieurs questions, notamment en matière de sécurité et de responsabilité en cas d'accident. Les autorités locales et l'entreprise responsable des robotaxis devront prouver que ces véhicules sont capables de gérer toutes les situations, y compris les imprévus comme les travaux routiers ou les comportements imprévisibles des autres usagers. Par ailleurs, cette expérimentation pourrait influencer les futures réglementations européennes sur les véhicules autonomes, en ouvrant la voie à une généralisation progressive de ces technologies. L'article ne mentionne pas de chiffres précis concernant les accidents ou les incidents survenus lors de ces essais.
Bien que l'article ne cite pas de réactions officielles, cette avancée pourrait susciter des débats parmi les citoyens, les autorités et les professionnels du transport. Certains pourraient saluer l'innovation et les bénéfices potentiels, comme la réduction des embouteillages ou des émissions de CO2, tandis que d'autres pourraient exprimer des inquiétudes quant à la sécurité ou à l'emploi des chauffeurs de taxi traditionnels. À plus long terme, cette expérimentation pourrait servir de référence pour d'autres villes européennes souhaitant adopter des solutions de mobilité autonome, à condition que les résultats soient concluants et que la confiance du public soit obtenue.

