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Sciences

Censé rattraper le retard américain, le TGV californien peine toujours à voir le jour

Science & Vie · mis à jour il y a 19 j

Plus de 15 ans après son lancement, le projet de TGV reliant San Francisco à Los Angeles en moins de trois heures accumule les retards. Malgré des améliorations récentes, le chantier reste loin d'être achevé..

Succès chinois en mer

La Chine a réalisé une première mondiale en récupérant une fusée réutilisable grâce à un filet déployé depuis une plateforme en mer. Cette opération, menée par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), marque une avancée majeure dans la course aux technologies spatiales. Une fusée de type Longue Marche 11 a été lancée depuis une plateforme flottante en mer Jaune, puis attrapée par un filet tendu sur une barge. Cette méthode diffère des techniques traditionnelles, où les fusées atterrissent sur des plateformes terrestres ou sont perdues après leur utilisation. La récupération en mer permet de réduire les coûts et d’optimiser les trajectoires de lancement, car les fusées peuvent être récupérées plus près de leur point de chute théorique. Ce succès s’inscrit dans la stratégie chinoise de maîtrise des technologies spatiales, avec un budget annuel estimé à plus de 8 milliards de dollars pour son programme spatial.

Comparaison avec SpaceX

SpaceX, entreprise américaine fondée par Elon Musk, a été pionnière dans la récupération de fusées réutilisables avec sa technique d’atterrissage vertical sur des plateformes terrestres ou des barges en mer. Blue Origin, autre entreprise américaine dirigée par Jeff Bezos, a également développé des fusées réutilisables, mais avec des méthodes différentes. La Chine rejoint ainsi ces acteurs privés en adoptant une approche innovante, bien que distincte. Contrairement à SpaceX, qui utilise des moteurs pour freiner la fusée et la faire atterrir verticalement, la Chine mise sur des filets pour capturer la fusée en vol. Cette technique, plus simple mécaniquement, réduit les risques de dommages mais nécessite une précision extrême dans le guidage de la fusée.

Enjeux technologiques

La récupération d’une fusée réutilisable en mer représente un défi technologique complexe. Elle implique une coordination parfaite entre le lancement, la trajectoire de la fusée et le positionnement du filet sur la plateforme. La fusée Longue Marche 11, utilisée pour cette opération, est un lanceur léger d’une hauteur de 20 mètres et d’un poids de 58 tonnes au décollage. Sa récupération nécessite une précision de l’ordre de quelques mètres pour éviter tout dommage. Cette technologie permet de réduire les coûts de lancement, estimés à environ 10 000 dollars par kilogramme de charge utile pour les fusées classiques, contre 2 000 dollars pour une fusée réutilisable. La Chine vise ainsi à rendre ses lancements plus compétitifs sur le marché mondial des services spatiaux.

Ce que ça pourrait changer

Ce succès technologique renforce la position de la Chine dans la course spatiale mondiale, aux côtés des États-Unis et de la Russie. La maîtrise des fusées réutilisables est un enjeu stratégique pour plusieurs raisons. D’abord, elle permet de réduire les coûts des missions spatiales, rendant l’espace plus accessible pour des applications civiles et militaires. Ensuite, elle ouvre la voie à des missions plus ambitieuses, comme l’exploration lunaire ou la construction de stations spatiales. Enfin, cette avancée s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal chinois, qui prévoit d’investir massivement dans les technologies spatiales pour atteindre une autonomie totale d’ici 2030. La Chine ambitionne ainsi de devenir une puissance spatiale majeure, capable de rivaliser avec les États-Unis et l’Europe.

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