NapseflowNapseflow
Généraliste

L’UNESCO n’a pas été notifiée des impacts du projet de 3e lien

ICI Radio-Canada · mis à jour 2 sept.

Selon l’institution, la vue au sommet du cap Diamant contribue à la valeur « exceptionnelle » du Vieux-Québec..

Projet du 3e lien

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), dirigé par la cheffe Christine Fréchette, propose la construction d’un troisième lien entre Québec et Lévis, une infrastructure routière supplémentaire pour traverser le fleuve Saint-Laurent. Ce projet prendrait la forme d’un pont autoroutier à quatre voies, situé à l’est des centres-villes, devant l’île d’Orléans. Selon les informations disponibles, ce pont serait plus long et plus haut que le célèbre pont Golden Gate de San Francisco. Deux tracés possibles ont été étudiés par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). Ce projet s’inscrit dans une série de revirements politiques concernant les infrastructures de transport entre les deux rives du fleuve.

Alerte de l'UNESCO

L’UNESCO, une organisation des Nations unies dédiée à la protection du patrimoine culturel et naturel, n’a pas été officiellement informée des impacts potentiels du projet de troisième lien sur le site du Vieux-Québec, classé au patrimoine mondial depuis 1985. Une porte-parole de l’institution a exprimé son inquiétude, soulignant que le paysage historique visible depuis le cap Diamant, notamment le Château Frontenac et la terrasse Dufferin, contribue à la valeur universelle exceptionnelle du site. L’UNESCO rappelle que les États membres sont tenus de l’aviser de tout projet d’infrastructure majeur pouvant affecter un bien inscrit sur sa liste.

Patrimoine en danger

Le Vieux-Québec est inscrit à la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985 en raison de son architecture fortifiée et de son paysage historique. L’organisation insiste sur la nécessité de réaliser une évaluation d’impact sur le patrimoine avant toute décision irréversible. Cette étude permettrait d’analyser les effets du projet sur les attributs qui justifient la protection du site. Plus de 4,5 millions de touristes visitent Québec chaque année, attirés par ce patrimoine unique. L’UNESCO précise que les résultats de cette évaluation seront examinés et pourraient conduire à des recommandations pour le gouvernement québécois.

Risque de retrait

Bien que rare, l’UNESCO peut retirer un site de sa liste de patrimoine mondial en cas de menace grave et non résolue. Un exemple historique est celui de la vallée de l’Elbe en Allemagne, qui a perdu son statut en 2009 après la construction d’un pont autoroutier jugé incompatible avec la préservation du paysage culturel. Avant ce retrait, le site avait été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril en 2006. L’Allemagne n’avait pas réussi à trouver de solutions pour préserver la valeur exceptionnelle du site malgré des négociations approfondies avec l’UNESCO.

Ce que ça pourrait changer

Face aux préoccupations de l’UNESCO, une nouvelle coalition s’est formée pour protéger le patrimoine visuel du Vieux-Québec, notamment en s’opposant à la construction du troisième lien à l’est. Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, n’a pas souhaité commenter cette situation. Le gouvernement québécois a lancé un appel d’intérêt international pour la construction du troisième lien, avec une vingtaine d’entreprises ayant déjà manifesté leur intérêt. Ce projet soulève des questions sur l’équilibre entre développement économique et préservation du patrimoine culturel.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.