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Généraliste

Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre Aramco en Arabie saoudite

Le Devoir · mis à jour il y a 15 h

La capitale saoudienne subit depuis plus d’une semaine des attaques quotidiennes sans précédent..

Nouvelle escalade militaire

Les Houthis, un groupe armé yéménite soutenu par l’Iran, ont revendiqué une série d’attaques contre l’Arabie saoudite depuis plus d’une semaine, marquant une escalade inédite depuis le début de leur conflit en 2015. Ces frappes ciblent notamment des infrastructures stratégiques comme le géant pétrolier Aramco et l’aéroport international de Riyad, la capitale saoudite. Le 13 octobre, un missile intercepté au-dessus de Riyad a blessé un civil, tandis qu’un incendie limité s’est déclaré dans un bâtiment d’Aramco à Dhahran, où trois étages d’une tour ont été détruits. Les Houthis menacent de poursuivre ces attaques, qui se rapprochent désormais du centre-ville de Riyad, contrairement aux frappes précédentes situées en périphérie. Ces événements surviennent après une reprise des combats en juillet 2026, mettant fin à une accalmie observée depuis 2022.

Contexte géopolitique

Le conflit oppose les Houthis, qui contrôlent une grande partie du Yémen depuis 2014, à une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par d’autres pays du Golfe, afin de rétablir le gouvernement yéménite reconnu internationalement. Les Houthis, qualifiés de pro-iraniens en raison de leur alliance avec l’Iran, ont récemment étendu leur influence en prenant le contrôle du littoral yéménite sur la mer Rouge, un point stratégique pour le commerce maritime mondial, notamment pour le détroit de Bab el-Mandeb. Cette région est cruciale pour le transport du pétrole, car elle relie la mer Rouge à l’océan Indien. La coalition saoudienne a riposté en bombardant des installations pétrolières à Sanaa, la capitale yéménite tenue par les Houthis, mais peine à reprendre des territoires clés comme Taëz, troisième ville du pays.

Impact économique mondial

Les attaques contre l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, inquiètent les marchés financiers. Le Fonds monétaire international (FMI) a alerté sur les risques de hausse des prix des hydrocarbures en cas d’escalade du conflit. Le 15 octobre, le prix du baril de Brent (référence pour le pétrole brut) s’élevait à 106,20 $, soit une légère baisse de 0,08 % par rapport à la veille, mais restant à un niveau élevé. Cette volatilité pourrait affecter les économies mondiales, notamment en renchérissant les coûts de l’énergie et des transports. Les événements perturbent également des événements majeurs en Arabie saoudite, comme le Davos du désert, une conférence économique prévue fin octobre, qui a été adaptée en format hybride pour éviter les annulations.

Ce que ça pourrait changer

Le conflit aggrave une crise humanitaire déjà critique au *Yémen*, où 800 000 personnes ont perdu l’accès à l’aide alimentaire en raison des combats. Le *Programme alimentaire mondial* (PAM) a signalé des difficultés logistiques pour distribuer des vivres, tandis que le *Comité international de la Croix-Rouge* (CICR) a alerté sur l’afflux de blessés dans les hôpitaux, décrivant une situation « sans précédent ». Les infrastructures sanitaires sont débordées, et les combats continuent de s’intensifier autour de *Taëz*, une ville stratégique. Ces conditions humanitaires précaires s’ajoutent aux conséquences économiques, avec des reports d’événements sportifs et culturels en Arabie saoudite, comme des matchs de football et un tournoi de tennis, en raison des risques sécuritaires.

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