Trump s’en prend à une journaliste de CNN en arrivant à l’ONU : “Vous ne devriez pas être là !”
Quelques jours après avoir exclu les journalistes de la chaîne de la Maison-Blanche, Donald Trump a pris pour cible la correspondante Kaitlan Collins lors de son arrivée au siège de l’Organisation des nations unies, à New York, mardi 22 septembre..
Donald Trump, président des États-Unis, a adopté une attitude agressive envers les médias lors de son arrivée à l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York le 22 septembre 2026. Cette scène s’inscrit dans un climat de tensions accrues entre l’administration Trump et plusieurs rédactions américaines. Quelques jours plus tôt, le 19 septembre 2026, Trump avait interdit l’accès à la Maison-Blanche à trois médias : CNN, Politico et MS NOW. Cette décision avait été justifiée par son mécontentement face à la couverture médiatique de son gouvernement. L’ONU, Organisation des Nations unies, est une institution internationale regroupant 193 États membres, dont les États-Unis, et chargée de promouvoir la paix et la coopération mondiale. La Maison-Blanche désigne quant à elle le siège du pouvoir exécutif américain, où travaille le président et son équipe.
Lors de son arrivée à l’ONU, Donald Trump a publiquement critiqué Kaitlan Collins, correspondante en chef de CNN à la Maison-Blanche, en lui lançant : « Vous ne devriez pas être là ! ». Cette journaliste, souvent ciblée par le président américain, l’avait interrogé sur la guerre en Iran. Trump avait également déclaré : « Je m’étonne que CNN soit venu pour m’écouter », soulignant son rejet des questions posées par la chaîne. CNN, Cable News Network, est une chaîne d’information américaine réputée, souvent en désaccord avec la ligne éditoriale de l’administration Trump. Cette altercation a été filmée et diffusée sur la chaîne YouTube du Guardian, un journal britannique indépendant.
L’exclusion de CNN, Politico et MS NOW de la Maison-Blanche marque une escalade dans la confrontation entre Trump et la presse. Politico est un média spécialisé dans l’actualité politique américaine, tandis que MS NOW est une chaîne d’information en continu. Ces trois rédactions ont annoncé leur intention de porter plainte contre Trump et trois de ses conseillers, estimant que cette exclusion viole le premier amendement de la Constitution américaine. Ce texte, adopté en 1791, garantit la liberté de la presse, de parole et de religion aux États-Unis. En réaction, quatre grandes chaînes de télévision américaines – ABC, CBS, Fox News et NBC – ont annoncé leur retrait du pool télévisé de la Maison-Blanche, une pratique qui permet à un groupe de médias de couvrir ensemble les événements officiels.
La décision de Trump a provoqué une vague de solidarité parmi les médias américains. En quittant le pool télévisé de la Maison-Blanche, ABC, CBS, Fox News et NBC privent le président d’une partie de son exposition médiatique, une stratégie visant à protester contre sa politique de restriction de l’accès à l’information. Cette mobilisation illustre l’importance du premier amendement dans le paysage médiatique américain, où la liberté de la presse est considérée comme un pilier de la démocratie. Les trois médias exclus ont qualifié cette mesure d’attaque directe contre la liberté d’informer, un principe fondamental pour une société démocratique.
Cet incident met en lumière les tensions persistantes entre les dirigeants politiques et les médias aux États-Unis. La liberté de la presse, protégée par le premier amendement, est régulièrement mise à l’épreuve sous l’administration Trump, qui multiplie les critiques contre les journalistes et les médias perçus comme hostiles. La situation actuelle rappelle d’autres épisodes de l’histoire américaine où des présidents ont tenté de limiter l’accès des médias à l’information officielle. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de polarisation politique et médiatique, où la confiance du public dans les institutions est souvent remise en question.

