Pour ce journal malaisien, la France est “l’épicentre d’un mouvement” européen
Le quotidien malaisien en chinois “Sin Chew Jit Poh” élargit la focale en tissant un lien entre la journée de chaos qui a secoué la France le 17 octobre et les mouvements de protestation qui ont essaimé ailleurs en Europe ce même week-end..
Le quotidien malaisien en chinois Sin Chew Jit Poh, fondé en 1929 et le plus lu des journaux en chinois hors de Chine, a publié le 19 octobre 2026 une une intitulée « La France est l’épicentre d’un mouvement qui, selon certains signes, s’étend au-delà de ses frontières ». Ce titre fait référence à la journée de chaos qu’a connue la France le 17 octobre 2026, marquée par des manifestations massives contre la hausse du coût de la vie et la crise du logement. Le journal établit un lien entre ces événements français et des mouvements de protestation similaires observés dans cinq autres pays européens ce même week-end. Pour le Sin Chew Jit Poh, ces protestations ne forment pas un mouvement unique, mais plusieurs manifestations simultanées partageant des revendications communes, comme l’insuffisance des financements pour l’éducation, la hausse du coût de la vie et l’incertitude professionnelle des jeunes diplômés.
Le 17 octobre 2026, cinq pays européens ont connu des mouvements de protestation majeurs. En France, des scènes de chaos ont éclaté, avec des incendies comme celui de l’hôtel de ville de Limoges. En Belgique, des violences organisées ont accompagné des manifestations de lycéens, étudiants et citoyens à Bruxelles et Liège. Au Portugal, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Lisbonne pour protester contre la flambée des prix de l’immobilier et la crise du logement. En Italie, des affrontements ont opposé manifestants et policiers à Milan et Bologne. Enfin, en Albanie, des violences ont éclaté pendant cinq jours consécutifs à Tirana, portées par une révolte étudiante contre la médiocrité des universités et le coût élevé des études. Ces événements surviennent alors que des prémices de mouvements similaires sont observés en Grèce, en Allemagne et en Autriche, où des mobilisations sont attendues la semaine suivante.
Selon le Sin Chew Jit Poh, les manifestations en Europe partagent des revendications similaires, malgré leur diversité géographique et contextuelle. Les protestataires dénoncent principalement l’insuffisance des financements publics pour l’éducation, la hausse du coût de la vie (notamment les prix de l’immobilier et des études) et l’incertitude quant à l’avenir professionnel des jeunes diplômés. Ces thèmes reflètent une crise sociale plus large, où les inégalités économiques et l’accès aux ressources (logement, éducation) deviennent des sujets de tension majeure. Le journal souligne que ces mouvements, bien que distincts, forment une dynamique européenne de mécontentement, où la colère des citoyens s’exprime contre des politiques perçues comme inefficaces ou injustes.
En réaction aux troubles en France, le ministère des Affaires étrangères de Malaisie a publié un communiqué le 19 octobre 2026. Il a exhorté les Malaisiens résidant en France à la vigilance et a conseillé à ceux qui envisagent de s’y rendre de reporter tout voyage non essentiel. Cette alerte reflète les préoccupations des autorités malaisiennes face à l’agitation sociale en Europe, notamment en France, où les manifestations ont dégénéré en émeutes et pillages. Le Sin Chew Jit Poh, qui couvre principalement l’actualité de la Malaisie et de l’Asie du Sud-Est, a relayé cette information en précisant que les Malaisiens devaient être informés des risques potentiels liés à la situation en France.
Fondé en 1929, le *Sin Chew Jit Poh* (ou *Sin Chew Daily*) est le quotidien en chinois le plus lu hors de Chine. Il s’adresse principalement à la communauté d’origine chinoise de Malaisie, tout en couvrant l’actualité asiatique et internationale. Le journal propose des analyses variées sur la Chine, bien que certaines de ses prises de position puissent être critiques ou favorables à Pékin. Dans cet article, il adopte une approche géopolitique en reliant les événements français à une tendance européenne plus large. Son lectorat, majoritairement sinophone, accorde une attention particulière aux dynamiques économiques et sociales en Asie et en Europe, ce qui explique son intérêt pour les mouvements de protestation en France et ailleurs.

