Milliard «plus motivé que jamais» malgré les tuiles qui continuent de s’abattre sur sa campagne
Présentant des promesses sur la famille, il s’est dit «outré» par l’explosion des coûts du projet numérique SIFA..
Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, affirme être « plus motivé que jamais » malgré les difficultés de sa campagne électorale. Deux sondages publiés le 14 septembre 2026 par les firmes Léger et Synopsis révèlent un désamour marqué des électeurs francophones envers les libéraux, avec seulement 10 % et 14 % d’intentions de vote estimés pour ce groupe. Ces chiffres contrastent fortement avec l’objectif affiché par Milliard : former le prochain gouvernement dans trois semaines. La campagne libérale subit des critiques internes, avec d’anciens membres influents du parti critiquant ouvertement sa gestion. Milliard minimise ces tensions en soulignant l’unité du parti, tout en reconnaissant l’importance de la critique en politique. Il a récemment modifié certains aspects de sa campagne, comme l’ajout de son portrait sur l’autobus électoral, en réponse aux retours des électeurs.
Le Parti libéral a vivement critiqué la Coalition avenir Québec (CAQ) pour un scandale financier lié au projet SIFA (Système d’information des finances et de l’approvisionnement), un système informatique destiné à moderniser la gestion des finances et des approvisionnements dans le secteur de la santé québécois. Initialement estimé à 96 millions de dollars en 2022, le coût du projet a explosé pour atteindre jusqu’à 1,1 milliard de dollars, soit onze fois plus que prévu. Charles Milliard a qualifié cette situation de « dégoûtante » lors d’une conférence de presse improvisée devant l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Il a comparé ce scandale à un autre dossier controversé, SAAQclic, en soulignant des similitudes : le même montant, le même parti politique et le même fournisseur (IBM). Milliard a accusé la première ministre caquiste, François Legault, de ne pas avoir suivi les avis d’experts, notamment ceux de Stéphane Le Bouyonnec, directeur principal de l’information, qui avait recommandé d’interrompre le projet.
Le PLQ a présenté le 14 septembre 2026 plusieurs propositions en matière de politique familiale, dans le cadre de sa campagne électorale. Le parti propose d’ajouter deux semaines de prestations parentales partageables au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), un système qui permet aux parents de bénéficier d’un congé rémunéré après la naissance ou l’adoption d’un enfant. Les libéraux suggèrent également d’offrir un versement équivalent aux semaines inutilisées aux parents qui retournent au travail avant la fin de leur congé parental. Parmi les autres engagements, le PLQ promet la création de 5 000 nouvelles places en centres de la petite enfance (CPE) subventionnées, ainsi que 10 000 places supplémentaires réservées au secteur privé. Le parti propose aussi quatre semaines d’aide financière pour les pères confrontés à un deuil périnatal et souhaite moderniser la politique familiale québécoise, mise en place en 1997. Enfin, il s’engage à rémunérer les stages dans le secteur public, avec une indemnité pouvant atteindre 8 000 $ pour les éducatrices en formation.
Monsef Derraji, député sortant et ancien président de la Commission de l’administration publique, a accusé la première ministre caquiste, François Legault, d’avoir enfreint la loi en ignorant les recommandations de Stéphane Le Bouyonnec, directeur principal de l’information. Selon Derraji, Legault aurait délibérément poursuivi le projet SIFA malgré les avertissements, ce qui aurait conduit à un gaspillage de fonds publics. Il a également reproché à Santé Québec d’avoir « menti » et caché des informations, en utilisant une méthode similaire à celle du scandale *SAAQclic*. Derraji a conclu que ces agissements disqualifiaient Legault pour le poste de première ministre, estimant qu’elle avait « foncé droit dans le mur » en utilisant l’argent des contribuables sans tenir compte des avis d’experts.

