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Environnement

« Mon directeur m'a dit d'aller acheter des Mr. Freeze » : la colère de salariés de salles d'escalade par 40 °C

Reporterre · mis à jour il y a 29 j

Pendant la canicule, les salles d'escalade non climatisées d'Arkose en région parisienne sont devenues des fours. La direction du siège a pourtant maintenu leur ouverture.

Canicule et conditions de travail

En France, lors d’un épisode de canicule où les températures atteignent 40 °C, des salariés de salles d’escalade dénoncent des conditions de travail jugées inacceptables. Leur directeur leur aurait demandé d’effectuer une course pour acheter des Mr. Freeze, des glaces industrielles vendues dans les distributeurs automatiques. Cette demande, perçue comme une provocation, a suscité une vive colère parmi les employés, qui estiment que leur employeur minimise les risques liés à la chaleur extrême. Les salles d’escalade, souvent mal isolées et dépourvues de climatisation efficace, deviennent des environnements de travail dangereux pendant les vagues de chaleur, avec des températures intérieures pouvant dépasser 30 °C.

Absence de mesures de protection

Les salariés interrogés expliquent que leurs employeurs ne mettent en place aucune mesure concrète pour protéger leur santé face aux fortes chaleurs. Ni pauses supplémentaires, ni accès à des boissons fraîches, ni aménagement des horaires ne sont proposés. Les salles d’escalade, comme d’autres lieux de travail en intérieur, sont soumises à des obligations légales en matière de prévention des risques liés à la chaleur, mais celles-ci semblent rarement appliquées. Les employés soulignent que leur directeur, en leur demandant d’acheter des glaces, semble ignorer ou sous-estimer les dangers de la déshydratation et des coups de chaleur, qui peuvent entraîner des malaises graves.

Témoignages de salariés

Plusieurs employés de salles d’escalade ont accepté de témoigner anonymement pour dénoncer cette situation. L’un d’eux raconte avoir reçu l’ordre de son directeur de se rendre en magasin pour acheter des Mr. Freeze, alors que la température extérieure dépassait 40 °C. D’autres décrivent des conditions de travail pénibles, avec des équipements de protection individuelle (EPI) inadaptés et des locaux mal ventilés. Ces témoignages révèlent une frustration croissante face à l’attitude de certains employeurs, qui semblent privilégier la rentabilité à la santé de leurs salariés. Les employés interrogés demandent une meilleure prise en compte des risques liés à la chaleur et des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail.

Réglementation et droits des travailleurs

En France, le Code du travail impose aux employeurs de prendre des mesures pour protéger les salariés contre les risques liés à la chaleur. Ces obligations incluent l’aménagement des horaires, la fourniture de boissons fraîches, l’accès à des zones rafraîchies et la limitation des efforts physiques. Cependant, ces règles sont souvent mal appliquées, notamment dans les petites entreprises ou les secteurs moins syndiqués. Les salariés de salles d’escalade s’appuient sur ces textes pour exiger le respect de leurs droits, mais peinent à faire entendre leur voix face à des employeurs réticents à investir dans des solutions coûteuses comme la climatisation ou l’isolation des locaux.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette situation, certains salariés envisagent de se mobiliser pour faire pression sur leurs employeurs et les autorités. Des discussions sont en cours pour organiser des actions collectives, comme des grèves ou des pétitions, afin de sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs publics à ce problème. Les employés espèrent ainsi obtenir des améliorations concrètes, comme l’installation de climatiseurs ou la mise en place de protocoles de sécurité en cas de canicule. Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large de défense des droits des travailleurs face aux dérèglements climatiques, qui aggravent les conditions de travail dans de nombreux secteurs.

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