Poilievre à la défense de l’unité canadienne avant le référendum albertain
Les séparatistes ont un problème avec le gouvernement libéral fédéral, pas avec le Canada, plaide le chef conservateur..
Un référendum est prévu en Alberta le 19 octobre pour décider si la province doit rester au sein du Canada ou organiser un deuxième référendum contraignant sur une éventuelle sortie du pays. Ce scrutin comprend dix questions, dont une directement liée à l'indépendance. Le gouvernement provincial albertain, dirigé par Danielle Smith, a convoqué ce vote sous la pression des séparatistes radicaux au sein de son parti. Bien que des sondages indiquent un soutien massif au maintien de l'Alberta dans la Confédération, certains y voient une manœuvre pour apaiser les tensions internes. Le chef conservateur fédéral Pierre Poilievre a choisi Edmonton, capitale de l'Alberta, pour défendre l'unité canadienne face à cette menace de sécession.
Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur fédéral et originaire de l'Alberta, a déclaré que les séparatistes albertains avaient un problème avec le gouvernement libéral fédéral actuel, et non avec le Canada en tant que pays. Il a critiqué un gouvernement libéral qu'il qualifie de coûteux, autoritaire, tentaculaire et dominateur, estimant qu'il a largement outrepassé ses compétences. Poilievre a souligné que les Albertains sont frustrés par des politiques fédérales qui rendent la vie plus difficile, notamment en matière de pouvoir d'achat (hausse des prix à la pompe, dans les épiceries ou pour l'achat d'une maison). Il a également évoqué la frustration des entreprises et travailleurs albertains face à la limitation de l'exploitation du pétrole et du gaz, ressources majeures de la province.
Poilievre a affirmé que la sécession ne résoudrait pas les problèmes économiques et sociaux de l'Alberta. Selon lui, la solution réside dans un renforcement de l'unité canadienne, en poussant Ottawa à libérer le potentiel de l'industrie pétrolière et gazière albertaine. Il a encouragé les Albertains à continuer de se battre pour que le pays fonctionne comme prévu, en insistant sur l'importance de rester unis. Cette position s'appuie sur l'idée que l'indépendance n'apporterait pas de gains économiques immédiats, contrairement à une meilleure collaboration avec le gouvernement fédéral. Poilievre a été soutenu par le groupe Conservatives for Canada, qui milite pour le maintien de l'Alberta dans la Confédération.
Pierre Poilievre a participé à une collecte de fonds organisée par le groupe Conservatives for Canada, qui regroupe des responsables politiques fédéraux favorables à l'unité canadienne. Dane Lloyd, député conservateur représentant une circonscription albertaine, a été chargé de diriger cette initiative. Lloyd a salué le travail des députés conservateurs qui ont défendu le camp fédéraliste lors du débat sur la séparation, affirmant que les conservateurs sont des patriotes aimant à la fois leur pays et leur province natale. Poilievre et son parti cherchent ainsi à mobiliser les électeurs albertains conservateurs pour qu'ils votent contre la séparation lors du référendum.
Poilievre a mis en avant les difficultés économiques des Albertains, notamment la hausse des prix à la consommation (essence, épicerie, immobilier) et la frustration liée à la non-exploitation optimale des ressources pétrolières et gazières de la province. Il a évoqué le potentiel économique non exploité de l'Alberta, soulignant que la sécession ne résoudrait pas ces problèmes structurels. Un rapport albertain cité dans l'article estime d'ailleurs que la séparation coûterait jusqu'à 170 milliards de dollars sur 5 ans, en incluant les coûts de transition et les pertes économiques. Ces arguments visent à convaincre les électeurs que l'indépendance serait économiquement risquée pour la province.

