NapseflowNapseflow
Sciences

La Norvège va creuser un tunnel d’1, 7 km à travers la montagne pour que les navires esquivent l’une des mers les plus dangereuses d’Europe

Science & Vie · mis à jour il y a 16 j

La Norvège s'apprête à réaliser une première mondiale en creusant un tunnel sous-marin de 1,7 km pour permettre aux navires d'éviter l'une des mers les plus dangereuses d'Europe. Ce projet ambitieux marque une avancée significative dans le domaine maritime.

Un tunnel pour navires

La Norvège prévoit de construire un tunnel sous-marin de 1,7 kilomètre à travers une montagne, afin de permettre aux navires d'éviter une zone maritime dangereuse. Ce projet, appelé tunnel à navires du Stad, est une première mondiale dans le domaine maritime. Il vise à faciliter le passage des bateaux entre deux fjords, en perçant la roche sur une distance totale de 2,2 kilomètres incluant les accès. Ce tunnel, haut de 50 mètres et large de 36 mètres, pourra accueillir des navires de croisière, des ferries et des cargos, avec un tirant d'eau maximal de 12 mètres. Les travaux devraient commencer en 2027 et durer cinq ans, pour un coût estimé à 780 millions d'euros. Le projet a été approuvé par le Parlement norvégien en 2021, après avoir été envisagé pendant plusieurs décennies.

Une mer très dangereuse

La zone maritime autour du cap de Stad, en Norvège, est réputée pour être l'une des mers les plus dangereuses d'Europe. Les tempêtes y surviennent environ 100 jours par an, soit près d'un jour sur trois, et les vagues y sont particulièrement violentes, arrivant parfois de plusieurs directions simultanément. Cette situation crée un obstacle majeur pour le trafic maritime côtier, notamment pour les chalutiers, les cargos et les bateaux transportant du saumon d'élevage. Les navires doivent souvent attendre des jours que la mer se calme avant de pouvoir passer, ce qui retarde les livraisons et perturbe les chaînes d'approvisionnement. Sans alternative, ils sont contraints de contourner le cap en eaux ouvertes, une manœuvre risquée et coûteuse en carburant.

Des avantages économiques

Le tunnel du Stad devrait apporter plusieurs bénéfices économiques à la Norvège. D'abord, il permettrait de réduire les retards dans le transport du saumon et d'autres marchandises, en évitant les attentes liées aux tempêtes. Ensuite, il pourrait diminuer la pression sur le réseau ferroviaire déjà saturé, en détournant une partie du trafic maritime vers cette nouvelle route. Enfin, le projet est estimé réduire de 60 % la consommation de carburant des navires empruntant ce passage, grâce à la réduction des détours. Cela représenterait aussi une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre. Le budget total du projet s'élève à 780 millions d'euros, un investissement lourd mais justifié par ces gains potentiels.

Un chantier complexe

Le tunnel du Stad est l'un des plus grands chantiers maritimes jamais entrepris en Norvège. Les travaux consisteront à percer 1,7 kilomètre de roche solide, avec des dimensions impressionnantes : 50 mètres de hauteur, 36 mètres de largeur et 33 mètres de tirant d'air, permettant le passage de navires de grande taille. Le projet a connu des retards en 2025 en raison de l'augmentation des coûts des matériaux, mais le budget a été révisé pour relancer les travaux. Le maître d'ouvrage est l'administration côtière norvégienne, le Kystverket, qui agit pour le compte du ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Pêche. Les entreprises de chantier seront choisies prochainement, et les travaux devraient s'achever après cinq ans de construction.

Ce que ça pourrait changer

Au-delà des bénéfices économiques nationaux, le tunnel du Stad devrait avoir un impact positif sur la région de Stadlandet, où il est situé. Il pourrait stimuler le tourisme en facilitant l'accès aux fjords et en offrant une nouvelle attraction maritime. Pour les habitants et les entreprises locales, notamment celles liées à la pêche et à l'élevage de saumon, le tunnel représente une opportunité de développement. Il permettrait aussi de sécuriser les livraisons de produits frais, comme le saumon exporté depuis le *Trøndelag*, une région norvégienne. Enfin, en réduisant les temps de trajet et les coûts logistiques, il pourrait renforcer la compétitivité des ports de la côte ouest norvégienne.

Sujets complémentaires
How I Survived Late-Stage Cancer (A Fun Story)
Discover Odoo 👉 https://www.odoo.com/r/EgUR The first app is free for life. Thanks to Odoo for sponsoring this video! Support another year of kurzgesagt with a brand new 12,027 Human Era Calendar: https://shop.kgs.link/calendar27 You get twelve months of human-made artwork for your walls, and we get to keep creating free, high-quality videos for everyone. Sound good? 👉👈 Sources & further reading: https://sites.google.com/view/sources-cisplatin/ Hi! I am Philipp Dettmer, the founder of kurzgesagt, and back in 2018, I was being treated for a stage 3 B testicular cancer. This was a very serious situation, but it is not a sad story! In fact, going through chemotherapy was one of the most interesting experiences of my life. I was treated with Cisplatin, which, in a nutshell, put my body through a controlled medical violence. This toxic chemotherapy agent is a hero and a villain of this story, but it absolutely saved my life. So what exactly is Cisplatin, and what was my body going t
En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille
Certains trous noirs peuvent briller davantage que des galaxies entières, avant de perdre progressivement leur éclat. Mais leur lumière ne disparaît pas toujours avec eux. C'est notamment le cas de Hanny's Voorwerp, un immense nuage de gaz découvert près d'une galaxie lointaine. Encore illuminé par le rayonnement d'un quasar aujourd'hui éteint, il conserve la trace de son ancienne activité. The post En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille appeared first on Science et vie.

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.