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Généraliste

Carney recrute Harper pour son Sommet canadien de l’investissement

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 7 j

C'est Mark Carney lui-même qui a demandé à son prédécesseur de clore son évènement..

Sommet canadien

Le premier ministre canadien Mark Carney organise un Sommet canadien de l’investissement à Toronto les 16 et 17 septembre 2026. Cet événement rassemble des centaines d’investisseurs internationaux, des ministres fédéraux et provinciaux, ainsi que des chefs d’entreprise. L’objectif principal est de mobiliser des capitaux pour financer des projets économiques sur cinq ans. Le gouvernement fédéral vise à lever 1 000 milliards de dollars d’investissements, afin de soutenir des secteurs comme les infrastructures, l’énergie, les minéraux critiques, la défense et la fabrication de pointe. Ce sommet s’inscrit dans une stratégie plus large pour renforcer la compétitivité et la résilience économique du Canada, alors que le pays cherche à attirer des investissements étrangers dans un contexte mondial incertain.

Rôle de Carney

Mark Carney, premier ministre libéral du Canada, joue un rôle central dans l’organisation de ce sommet. Il a personnellement invité l’ancien premier ministre conservateur Stephen Harper à prononcer le discours de clôture de l’événement. Carney mise sur la réputation du Canada comme partenaire fiable pour les investisseurs, dans un contexte géopolitique marqué par des tensions internationales. Son argumentaire met en avant la stabilité du pays en tant que fournisseur de ressources et de services, ainsi que sa capacité à intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour faciliter ces investissements, son gouvernement a annoncé des mesures pour réduire les formalités administratives et accélérer l’approbation des projets, un domaine identifié comme un point faible du Canada ces dix dernières années.

Programme économique

Le gouvernement Carney ambitionne de mobiliser 1 000 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans pour financer des projets stratégiques. Ces fonds serviront à créer des emplois de qualité, renforcer les infrastructures, développer des secteurs clés comme les minéraux critiques (utilisés dans les technologies vertes et les batteries) et améliorer la compétitivité industrielle. Le sommet est structuré en deux journées : la première sera consacrée à des rencontres bilatérales entre investisseurs et décideurs politiques, tandis que la seconde proposera des discussions par secteur (énergie, défense, etc.). L’objectif est de concrétiser des partenariats à long terme, en s’appuyant sur la crédibilité du Canada comme destination d’investissement stable et prévisible.

Intervention de Harper

Stephen Harper, ancien premier ministre conservateur (2006-2015), a accepté de prononcer le discours de clôture du sommet. Son intervention intervient dans un contexte où les relations entre les gouvernements libéral et conservateur restent tendues sur le plan politique, mais où l’économie prime. Harper, connu pour ses positions en faveur des entreprises et de la réduction des réglementations, pourrait apporter une caution politique et une légitimité aux yeux des investisseurs internationaux. Son discours pourrait souligner l’importance de la stabilité économique et des réformes structurelles pour attirer les capitaux, tout en mettant en avant les atouts du Canada comme partenaire commercial.

Contexte économique

Selon Mahmood Nanji, professeur à l’Ivey School of Business de l’Université Western, l’investissement des entreprises a été le talon d’Achille du Canada ces dix dernières années. Ce terme désigne un point faible ou une faille majeure dans un système, ici économique. Le Canada a souvent été critiqué pour ses lenteurs administratives et ses procédures complexes, qui découragent les investisseurs étrangers. Le gouvernement Carney tente de corriger cette image en simplifiant les démarches et en accélérant les approbations de projets. Le sommet s’inscrit donc dans une démarche de rattrapage pour rendre le pays plus attractif, notamment face à des concurrents comme les États-Unis ou l’Allemagne.

Ce que ça pourrait changer

Les discussions du sommet se concentreront sur plusieurs secteurs clés pour l’économie canadienne. Parmi eux, les **minéraux critiques** (comme le lithium, le cobalt ou les terres rares) sont essentiels pour les technologies vertes et les batteries électriques. L’énergie, notamment les projets liés à la transition écologique, sera aussi un thème central. La défense et les infrastructures (transports, numérique) figurent également parmi les priorités, tout comme la fabrication de pointe, qui inclut les industries high-tech et l’intelligence artificielle. Ces secteurs sont identifiés comme porteurs de croissance et d’emplois de qualité, mais nécessitent des investissements massifs pour être développés à grande échelle.

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