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À 41 ans, elle va à l'hôpital pour une intoxication alimentaire

Science & Vie · mis à jour il y a 7 j

Une Londonienne de 41 ans a vu ses symptômes attribués à des hémorroïdes puis à une intoxication alimentaire pendant des mois. Le diagnostic final a révélé un cancer colorectal de stade 3..

Diagnostic inattendu

Une femme de 41 ans se rend à l'hôpital en pensant souffrir d'une simple intoxication alimentaire, une affection courante causée par la consommation d'aliments contaminés par des bactéries, des virus ou des toxines. Cependant, après des examens, les médecins découvrent qu'elle est atteinte d'un cancer colorectal de stade 3. Ce type de cancer, appelé aussi cancer du côlon ou de l'intestin, se développe dans la partie terminale du système digestif. Le stade 3 signifie que la tumeur s'est étendue au-delà de la paroi intestinale et a atteint les ganglions lymphatiques voisins, mais sans métastases (propagation à d'autres organes). Les symptômes initiaux, comme des douleurs abdominales ou des troubles digestifs, peuvent en effet ressembler à ceux d'une intoxication alimentaire, ce qui explique la confusion initiale. Cette situation illustre l'importance de consulter rapidement un médecin en cas de symptômes persistants, même s'ils semblent bénins.

Cancer colorectal

Le cancer colorectal est l'un des cancers les plus fréquents en France, avec environ 43 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Il touche autant les hommes que les femmes et son incidence augmente avec l'âge, bien que des cas précoces, comme celui de cette patiente, soient possibles. Les facteurs de risque incluent une alimentation pauvre en fibres et riche en viandes rouges ou transformées, le tabagisme, la consommation d'alcool, le manque d'activité physique, ainsi qu'une prédisposition génétique. Le stade 3 indique que la maladie a progressé au-delà de la tumeur initiale, mais reste localisée dans la région abdominale. Le traitement repose généralement sur une combinaison de chirurgie pour retirer la tumeur, de chimiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses résiduelles, et parfois de radiothérapie. Le pronostic dépend de l'efficacité du traitement et de la réponse individuelle, mais les chances de survie à 5 ans sont estimées entre 40 % et 70 % pour ce stade.

Erreur de diagnostic

Dans ce cas précis, les symptômes de la patiente ont été initialement attribués à une intoxication alimentaire, une erreur fréquente en médecine. Les signes d'une intoxication, comme des nausées, des vomissements ou des diarrhées, peuvent en effet masquer ceux d'un cancer colorectal, surtout chez une personne jeune. Cette confusion souligne les limites des symptômes comme indicateurs fiables et l'importance des examens complémentaires, comme une coloscopie (examen visuel du côlon à l'aide d'une caméra flexible) ou un scanner, pour établir un diagnostic précis. Une étude récente a montré que près de 20 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués à un stade avancé, souvent parce que les symptômes ont été minimisés ou attribués à d'autres causes. Ce retard peut impacter lourdement les chances de guérison.

Traitements et pronostic

Une fois le diagnostic confirmé, la patiente a probablement bénéficié d'un protocole de soins standardisé pour un cancer colorectal de stade 3. Ce protocole inclut généralement une chirurgie pour retirer la tumeur et les ganglions lymphatiques atteints, suivie d'une chimiothérapie adjuvante (après l'opération) pour réduire le risque de récidive. Dans certains cas, une radiothérapie peut être proposée avant la chirurgie pour diminuer la taille de la tumeur. Le coût moyen d'un tel traitement en France est estimé entre 20 000 € et 50 000 €, selon les besoins spécifiques. Le pronostic dépend de nombreux facteurs, mais les statistiques montrent qu'environ 60 % des patients atteints d'un cancer colorectal de stade 3 survivent au moins 5 ans après le diagnostic, grâce aux avancées médicales récentes. La prise en charge psychologique et l'accompagnement social sont également essentiels pour aider le patient à traverser cette épreuve.

Ce que ça pourrait changer

Ce cas rappelle l'importance du *dépistage précoce* du cancer colorectal, recommandé en France à partir de 50 ans, ou plus tôt en cas de facteurs de risque. Le test de référence est le *test immunologique de recherche de sang dans les selles* (FIT), simple et indolore, qui permet de détecter des traces de sang invisibles à l'œil nu. Si le test est positif, une *coloscopie* est réalisée pour confirmer ou infirmer la présence d'un cancer. En 2023, seulement 34 % des personnes éligibles en France ont participé au dépistage, alors que ce dernier pourrait éviter 90 % des décès liés à ce cancer. Des campagnes de sensibilisation, comme *Mars Bleu*, visent à encourager la participation à ces examens. Une alimentation équilibrée, riche en fibres (fruits, légumes, céréales complètes), et la pratique régulière d'une activité physique réduisent également les risques de développer ce type de cancer.

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