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51e État : Carney affirme avoir pris les menaces de Trump au sérieux

ICI Radio-Canada · mis à jour 24 sept.

Le New York Times affirme qu'Ottawa s’était préparé au « risque extrême » d’une intervention militaire..

Menaces de Trump

En décembre 2024, Donald Trump, alors président des États-Unis, a évoqué publiquement l’idée que le Canada devienne le 51e État américain, une formule qu’il a répétée depuis à propos d’autres territoires comme le Venezuela ou le Groenland. Cette proposition, initialement perçue comme une boutade, a pris une dimension sérieuse lorsque le premier ministre canadien Mark Carney a révélé, dans une entrevue au New York Times publiée en septembre 2026, que son gouvernement avait sérieusement envisagé le risque d’une intervention militaire américaine contre le Canada. Carney a expliqué que cette hypothèse, bien que non privilégiée, devait être analysée comme un risque extrême dans le cadre de la gestion des relations internationales. Il a souligné l’importance, pour un dirigeant, de préparer tous les scénarios possibles, même les plus improbables, pour garantir la sécurité du pays.

Préparatifs militaires

Selon un article du New York Times publié en septembre 2026, les autorités canadiennes ont discuté en janvier 2026 de stratégies à adopter en cas d’attaque militaire américaine. Parmi les options envisagées, une guérilla similaire à celle des moudjahidines afghans face à l’Union soviétique a été évoquée. Cette approche consisterait à organiser une résistance décentralisée, utilisant des tactiques de harcèlement et de sabotage plutôt qu’une confrontation directe avec une armée conventionnelle. Mark Carney a confirmé que ces scénarios avaient été étudiés, mais il a refusé de détailler les mesures concrètes prévues, se limitant à déclarer que le Canada devait se préparer à toute éventualité. Le bureau du premier ministre a précisé que ces préparatifs relevaient d’une démarche de gestion de risque et non d’une anticipation d’un conflit.

Réactions et relations

Mark Carney a accordé une longue entrevue au New York Times en septembre 2026 pour expliquer la position du Canada face aux États-Unis, notamment sur les tensions commerciales et économiques. Il a révélé que les négociations commerciales entre les deux pays avaient échoué le mois précédent, mais que les communications entre Ottawa et Washington restaient fréquentes. Carney a décrit sa relation avec Donald Trump comme directe et efficace, malgré les désaccords, et a souligné l’importance de maintenir un dialogue ouvert pour éviter les escalades. Il a également évoqué la volonté du Canada de réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis, notamment en diversifiant ses partenariats économiques, comme avec la Chine dans des domaines non militaires. Le premier ministre a aussi mentionné la dépendance canadienne au réseau satellitaire Starlink d’Elon Musk, un sujet stratégique pour la souveraineté technologique du pays.

Ce que ça pourrait changer

L’article du *New York Times* s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Canada et les États-Unis, marquées par des désaccords sur les politiques commerciales et économiques. En septembre 2026, Mark Carney a contesté des accusations américaines selon lesquelles le Canada aurait adopté une position obstructive lors des négociations commerciales. Ces tensions ont conduit le Canada à explorer des alternatives, comme le renforcement des liens avec l’Europe, où Carney a précisé que le pays n’était pas un *membre associé* mais un *partenaire fiable*. Parallèlement, le Canada cherche à sécuriser ses infrastructures critiques, comme les réseaux de communication, tout en évitant une dépendance excessive envers des acteurs étrangers, comme le milliardaire Elon Musk, dont le réseau *Starlink* est utilisé pour les communications gouvernementales.

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