Diesel à 1, 92 €/L
Certains conducteurs malins s’en tirent à bon compte..
Des automobilistes français vivant près de la frontière avec l'Espagne traversent régulièrement la frontière pour faire le plein de carburant. Cette pratique s'explique par des écarts de prix significatifs entre les deux pays. Par exemple, en octobre 2026, le diesel coûte en moyenne 1,92 €/L en France, contre 1,82 €/L en Espagne, soit une différence de 10 centimes par litre. Pour l'essence sans plomb 95, le prix est de 1,82 €/L en Espagne contre environ 1,92 €/L en France. Ces écarts rendent le déplacement rentable, surtout pour les gros rouleurs ou ceux qui combinent leur plein avec d'autres achats comme des courses au Perthus, une ville frontalière espagnole. Les conducteurs interrogés expliquent que ces économies, bien que modestes à chaque plein, s'additionnent sur le long terme.
Les associations de défense des automobilistes en France dénoncent la fiscalité sur les carburants, qu'elles jugent excessive. Des organisations comme la FNA (Fédération Nationale de l'Automobile) et l'association 40 millions d'automobilistes critiquent notamment le rôle de l'État comme principal bénéficiaire de cette fiscalité. Dans un communiqué, elles soulignent que les prix élevés des carburants, qui atteignent parfois 3,47 €/L dans certains pays européens, pénalisent les usagers et les commerçants. Ces associations appellent à une baisse des taxes ou à des mesures de soutien ciblées pour les ménages et les professionnels dépendants de la voiture.
Plusieurs pays européens ont mis en place des mesures pour atténuer l'impact de la hausse des prix des carburants. L'Espagne a adopté un plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA sur les carburants, permettant une remise pouvant aller jusqu'à 30 centimes par litre. La Suède réduit temporairement ses taxes, offrant une baisse d'environ 9 centimes par litre. Le Portugal ajuste ses taxes dès que l'augmentation dépasse 10 centimes par litre, tandis que l'Italie prévoit une réduction de 25 centimes à la pompe. Ces mesures visent à soulager les consommateurs face à la crise énergétique.
En France, le gouvernement n'envisage pas de baisser les taxes sur les carburants ni de généraliser des aides comme les chèques énergie, contrairement à des mesures passées. Les autorités privilégient des dispositifs ciblés, notamment pour les secteurs des transports et les gros rouleurs. Cette approche contraste avec celle d'autres pays européens, où des réductions de taxes ou des subventions sont déployées à plus grande échelle. La situation en France reste donc plus tendue pour les automobilistes, malgré des prix déjà élevés.
En octobre 2026, les prix des carburants en France et en Espagne sont les suivants : le diesel coûte 1,92 €/L en France contre 1,82 €/L en Espagne, tandis que l'essence sans plomb 95 est à 1,82 €/L en Espagne contre environ 1,92 €/L en France. Ces chiffres proviennent de relevés officiels effectués du 1er au 2 octobre 2026. Les écarts de prix s'expliquent par des politiques fiscales différentes entre les deux pays, avec des taxes plus élevées en France. Ces données illustrent l'intérêt économique de traverser la frontière pour les automobilistes frontaliers.

