Les 59 élus du Parti québécois prêtent serment et deviennent députés
Ils prêtent serment au peuple du Québec, celui au roi n’étant plus obligatoire depuis 2022..
Les 59 élus du Parti québécois (PQ) ont prêté serment ce jeudi après-midi à l'Assemblée nationale du Québec, marquant leur entrée officielle en fonction. Contrairement à avant, ils ne prêtent plus serment au roi d'Angleterre, une obligation supprimée en 2022. Ce serment au peuple du Québec symbolise leur engagement à servir les citoyens de la province. La cérémonie s'est déroulée dans la Salle du conseil législatif, une salle historique qui a retrouvé sa fonction après deux ans de rénovations. Cette tradition marque le début de leur mandat de député, un rôle qui consiste à représenter les intérêts des électeurs dans les débats et votes parlementaires. Elsie Lefebvre, députée de Berthier, a exprimé l'enthousiasme de l'équipe, soulignant leur motivation à travailler ensemble pour le Québec.
Le Parti québécois (PQ) a choisi d'exclure toute référence à la monarchie britannique lors de cette cérémonie. En effet, depuis 2022, le serment au roi n'est plus obligatoire pour les députés québécois. Cette décision reflète une volonté politique du PQ de rompre avec les liens historiques avec la Couronne britannique, comme l'a confirmé la non-invitation de la lieutenante-gouverneure Manon Jeanotte, représentante du roi d'Angleterre. Cette approche s'inscrit dans une volonté plus large du parti de promouvoir l'autonomie du Québec et de réduire l'influence des institutions monarchiques. Le PQ, parti souverainiste, milite pour l'indépendance du Québec et considère cette mesure comme un pas vers cette objectif.
Le Parti québécois (PQ) a remporté les élections du 5 octobre dernier avec 28 % des voix, ce qui lui a permis de passer de 3 à 59 députés à l'Assemblée nationale. Cette victoire marque un retour au pouvoir pour le PQ, absent du gouvernement depuis 2012, lorsque Pauline Marois dirigeait un gouvernement minoritaire qui n'a duré que 18 mois. Le parti forme désormais un gouvernement minoritaire, ce qui signifie qu'il ne détient pas la majorité absolue des sièges (soit 63 sur 125) et devra composer avec d'autres partis pour faire adopter ses lois. Cette situation peut rendre les négociations et les compromis nécessaires pour faire avancer les projets de loi. Nicolas Marceau, ancien ministre du PQ, a attribué ce succès à la clarté et à la transparence des propositions du parti.
Le chef du Parti québécois et futur premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, présentera son Conseil des ministres le 21 octobre prochain. Ce conseil est l'équipe de ministres qui dirigera les différents ministères du gouvernement, comme celui de l'Éducation ou de la Santé. Les députés élus jeudi ont évité de commenter leurs préférences pour des postes ministériels, comme l'a fait Alain Therrien, ancien leader parlementaire du Bloc québécois, qui s'est contenté de dire être heureux d'être député de Sanguinet. Les prochaines cérémonies d'assermentation auront lieu les jours suivants : lundi pour les députés du Parti libéral, mardi pour ceux de Québec solidaire, et jeudi pour les conservateurs. Ces étapes marquent la transition vers un nouveau gouvernement et une nouvelle législature.
Cette cérémonie d'assermentation se déroule dans un contexte politique marqué par un changement de gouvernement au Québec. Le Parti québécois (PQ), parti souverainiste, revient au pouvoir après plus d'une décennie dans l'opposition. Son succès électoral est attribué à la clarté de ses propositions et à une campagne axée sur la transparence. Le PQ devra maintenant gérer un gouvernement minoritaire, ce qui implique des défis pour faire adopter ses lois et mener à bien ses projets. La cérémonie a également mis en lumière la volonté du PQ de rompre avec les traditions liées à la monarchie britannique, reflétant une orientation politique axée sur l'autonomie du Québec. Ces choix pourraient influencer les relations avec le gouvernement fédéral canadien.

