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Rencontre en Russie entre Poutine et l’émissaire de Trump sur l’Ukraine

Le Devoir · mis à jour il y a 15 j

En marge de la rencontre, Moscou a annoncé la libération d’un Américain condamné pour «mercenariat» en Ukraine..

Rencontre diplomatique clé

Une rencontre de près de trois heures a eu lieu à Saint-Pétersbourg entre Vladimir Poutine, président de la Russie, et Steve Witkoff, émissaire spécial de l’ancien président américain Donald Trump. Cette réunion, organisée le 21 octobre 2026, portait sur la recherche d’un accord de paix pour mettre fin au conflit en Ukraine, qui dure depuis près de cinq ans. Le conflit avait débuté en 2022 avec une offensive militaire russe à grande échelle. Witkoff a indiqué avoir apporté des propositions concrètes, sous forme de documents, pour avancer vers une solution diplomatique. Ces discussions s’inscrivent dans un contexte où les États-Unis tentent de jouer un rôle de médiateur, malgré les tensions persistantes entre Washington, Kiev et Moscou.

Libération d’un prisonnier

Lors de cette rencontre, la Russie a annoncé la libération de Stephen Hubbard, un Américain de 75 ans condamné en 2024 à sept ans de prison pour mercenariat (acte de combattre pour une armée étrangère sans en avoir l’autorisation officielle). Hubbard a été libéré sans contrepartie, selon les déclarations de Donald Trump, qui avait personnellement demandé sa libération à Vladimir Poutine. Witkoff a salué cette décision en qualifiant Poutine d’humaniste, soulignant que cette libération illustrait une possible volonté de détente entre les deux pays. Hubbard a quitté la Russie le même jour, en route vers les États-Unis.

Coopération économique

Un autre élément marquant de cette rencontre a été l’annonce du départ imminent d’un pétrolier transportant 40 000 tonnes de diesel russe (un carburant utilisé pour les véhicules et les machines) à destination des États-Unis. Ce navire devait quitter le port russe dans un délai de deux à trois jours, soit dès le 23 ou 24 octobre 2026. Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un accord récent entre Washington et Moscou, qui prévoit la levée partielle des sanctions contre la Russie en échange de cette exportation. Cet accord a suscité des critiques de la part de l’Ukraine et de ses alliés, qui y voient une tentative des États-Unis de réduire les prix du carburant pour les consommateurs américains avant les élections législatives de mi-mandat du 3 novembre 2026.

Tensions entre alliés

Les discussions entre Witkoff et Poutine se sont déroulées dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Ukraine. Kiev accuse Washington de ne plus soutenir suffisamment son pays dans la guerre contre la Russie, voire de favoriser indirectement Moscou. Pourtant, Volodymyr Zelensky, président ukrainien, a salué mardi 20 octobre 2026 le rétablissement du partage de renseignements (informations stratégiques) entre les États-Unis et l’Ukraine, essentiel pour anticiper les attaques russes. Il a également demandé à participer activement à toute négociation future concernant l’avenir de son pays. Ces tensions illustrent les défis diplomatiques persistants pour trouver une issue au conflit.

Coopération internationale

Les pourparlers à Oslo la veille de la rencontre à Saint-Pétersbourg ont réuni Witkoff, Jared Kushner (un autre émissaire américain), ainsi que les dirigeants de la Norvège et de la Finlande. Ces discussions ont été qualifiées de positives par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a évoqué un alignement (une coordination) renforcé entre les États-Unis, l’Ukraine et l’Europe sur les prochaines étapes du conflit. Un responsable américain a également décrit ces échanges comme très productifs et constructifs. Malgré ces avancées diplomatiques, les combats sur le terrain se poursuivent sans percée majeure, et aucune solution définitive n’a encore été trouvée pour mettre fin à la guerre.

Défis militaires persistants

Sur le front ukrainien, la Russie a intensifié ses attaques dans la nuit du 21 octobre 2026, ciblant notamment le secteur énergétique, les réseaux ferroviaires et des immeubles résidentiels. Ces bombardements ont fait au moins quatre morts, selon les autorités ukrainiennes. Parallèlement, Volodymyr Zelensky a exprimé des inquiétudes concernant les livraisons de missiles Patriot (des systèmes de défense aérienne américains conçus pour intercepter les missiles balistiques et les drones) à l’Ukraine. Il a accusé les États-Unis de retarder délibérément ces envois, avant de se féliciter mardi du rétablissement du partage de renseignements, qui permet désormais à l’Ukraine d’être prévenue à l’avance des tirs russes. Les autorités américaines ont nié toute intention de nuire à l’Ukraine dans ce domaine.

Ce que ça pourrait changer

La Commission européenne a appelé mercredi 21 octobre 2026 le groupe *SpaceX* (fondé par Elon Musk) à rétablir *d’urgence* l’accès complet de l’Ukraine à *Starlink*, un réseau de satellites utilisé pour les communications militaires et civiles. Musk, via sa société *Starshield* (une filiale de SpaceX), avait précédemment limité l’accès à Starlink en Ukraine, ce qui avait suscité des critiques. Marco Rubio a précisé que Donald Trump n’était pas impliqué dans ces décisions techniques, attribuées à Musk lui-même. Starlink est un service de communication par satellite qui permet aux forces ukrainiennes de maintenir des liaisons même lorsque les infrastructures terrestres sont endommagées.

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