Un candidat péquiste dit avoir menti sur le discours en immigration de son parti
Gabriel Pallotta avait affirmé que lui et plusieurs autres candidats souhaitent voir le parti «assainir» son message..
Gabriel Pallotta, candidat péquiste (Parti québécois) dans la circonscription de Sherbrooke pour les élections québécoises de 2026, a reconnu avoir menti sur des propos tenus lors d’un débat local. Il avait affirmé que « 30 ou 40 collègues » faisaient pression sur l’exécutif national du PQ pour adoucir le discours du parti en matière d’immigration. Ces déclarations, rapportées par La Presse, visaient à illustrer une volonté interne de modifier la communication du parti sur ce sujet sensible. Pallotta a précisé avoir sous-estimé l’impact médiatique de ses propos et a présenté des excuses publiques via une publication sur les réseaux sociaux, mercredi. Il a expliqué avoir agi par panique et manque d’expérience, qualifiant ses affirmations d’« histoire inventée ».
Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon (surnommé « PSPP » dans l’article), est critiqué depuis le début de la campagne électorale pour son discours sur l’immigration. Le chef du parti a notamment lié l’immigration au débordement des écoles, une affirmation qui a suscité des controverses. Cependant, il a toujours nié cibler les immigrants, insistant sur les responsabilités des gouvernements précédents de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la gestion du système d’immigration québécois. Le PQ propose par ailleurs les seuils d’immigration permanente les plus bas parmi les cinq principaux partis en lice, avec un objectif de 35 000 nouveaux arrivants par année.
Pallotta a évoqué une *« lutte acharnée »* entre le PQ et le *Parti conservateur* dans la région de la *Capitale-Nationale*, où les enjeux locaux diffèrent de ceux de Montréal ou de Québec. Il a souligné un *« problème de cadrage »* au sein du PQ, affirmant que le parti s’assure systématiquement dans ses communiqués de ne pas *blâmer les immigrants* lorsqu’il aborde l’immigration. Ces déclarations s’inscrivaient dans un débat local visant à adapter le message du parti aux réalités régionales, notamment face à la concurrence conservatrice. La *co-porte-parole solidaire Ruba Ghazal* avait déjà reproché à Plamondon de propager un *« discours de division »* sur l’immigration.

