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La Capitale-Nationale, la région la plus courtisée par les partis

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 4 j

Radio-Canada a compilé les déplacements des chefs depuis le début de la campagne électorale au Québec..

La Capitale-Nationale, cible électorale

En cette mi-campagne électorale québécoise de 2026, la région de la Capitale-Nationale, qui inclut la ville de Québec, est la plus visitée par les chefs des principaux partis politiques. Sur les onze circonscriptions que compte cette région, plusieurs sont l’objet d’une compétition serrée entre le Parti québécois (PQ), la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ). Éric Duhaime, chef du PCQ, y a passé une douzaine de jours, soit le plus long séjour parmi les chefs. Cette concentration s’explique par l’importance stratégique de la région, où les résultats pourraient basculer en faveur de l’un ou l’autre des partis. La Capitale-Nationale abrite notamment le siège du gouvernement québécois, ce qui lui confère une visibilité politique majeure.

Montréal, région négligée

Contrairement à la Capitale-Nationale, la région de Montréal, qui compte le plus grand nombre de circonscriptions au Québec, a été peu visitée par les chefs des partis politiques jusqu’à présent. Les libéraux y disposent de nombreux bastions électoraux, ce qui limite l’intérêt des autres formations pour cette région. La Coalition avenir Québec (CAQ) n’y a pas mené de campagne significative, tandis que le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) s’y sont rendus respectivement trois et deux fois. Le Parti conservateur du Québec (PCQ) n’y est passé qu’une seule fois. Cette situation pourrait évoluer avec les trois débats télévisés prévus à Montréal dans les prochains jours, qui pourraient attirer davantage l’attention des chefs sur cette région.

Stratégies des chefs

Les déplacements des chefs révèlent des stratégies distinctes. Éric Duhaime, du Parti conservateur du Québec (PCQ), a concentré ses efforts sur les régions où il estime avoir des chances de succès, comme la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches, évitant de se disperser comme en 2022. À l’inverse, Christine Fréchette (CAQ) et Paul St-Pierre Plamondon (PQ) ont visité un plus grand nombre de régions et de circonscriptions, adoptant une approche plus large. Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a passé le plus de temps en Estrie, notamment dans sa circonscription d’Orford, où il s’est rendu à trois reprises. Ces choix reflètent les priorités et les calculs électoraux de chaque parti.

Québec solidaire, exception montréalaise

Québec solidaire (QS) fait figure d’exception dans ce paysage. Contrairement aux autres partis, QS a principalement axé ses déplacements sur la région de Montréal, où la co-porte-parole Ruba Ghazal a multiplié les visites, notamment dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, laissée vacante par l’ex-co-porte-parole Manon Massé. QS y a effectué cinq déplacements, soulignant l’importance de cette région pour le parti, qui cherche à conserver ses acquis électoraux. Cette stratégie contraste avec celle des autres formations, qui privilégient d’autres régions du Québec.

Ce que ça pourrait changer

La Montérégie, située dans le sud du Québec, est la deuxième région la plus visitée par les troupes du Parti québécois (PQ), qui espère y réaliser des gains électoraux. Cette région, ainsi que Lanaudière et les Laurentides, est le théâtre d’une compétition serrée entre la CAQ et le PQ. En Estrie, le Parti libéral du Québec (PLQ) a mis l’accent sur sa circonscription d’Orford, où le chef Charles Milliard s’est rendu à trois reprises, illustrant l’importance stratégique de cette région pour les libéraux. Ces déplacements reflètent les luttes électorales en cours dans ces territoires.

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