Non, la France n’est pas devenue la “start-up nation” promise par Emmanuel Macron
Dans une économie numérique dominée par la Silicon Valley, la promesse du président français de faire de la France une “start-up nation” a fait long feu, constate “UnHerd”. Certes, il y a bien eu l’investissement de SoftBank dans les data centers, mais ce n’est qu’une question de temps avant que ces projets ne provoquent une levée de boucliers..
En 2017, le président français Emmanuel Macron avait annoncé vouloir faire de la France une start-up nation, un pays où l’innovation et les jeunes entreprises dynamiques (start-ups) seraient au cœur de l’économie. Pourtant, à l’approche de la fin de son mandat en 2026, cette promesse reste largement inaboutie. Malgré des efforts pour attirer les investisseurs et les entreprises technologiques, la France n’a pas réussi à s’imposer comme un acteur majeur de la tech mondiale. Les résultats concrets sont minces, et les turbulences sociales liées à ces politiques ont marqué ses deux mandats.
Le capitalisme numérique est aujourd’hui dominé par les géants américains de la Silicon Valley, comme Google, Apple, Meta ou Amazon. Ces entreprises contrôlent une grande partie des infrastructures et des services numériques mondiaux. La France, comme l’ensemble de l’Union européenne, peine à rivaliser face à cette domination. Par exemple, l’Europe dépense chaque année 264 milliards d’euros pour des services numériques fournis par des entreprises américaines, plutôt que par des acteurs locaux. Même des fleurons européens comme l’allemand SAP, spécialisé dans les logiciels, sont éclipsés par leurs concurrents américains.
Parmi les rares succès mis en avant, l’article cite l’investissement de SoftBank dans des data centers en France. Cependant, ces projets sont encore récents et pourraient susciter des résistances en raison de leur ampleur. SoftBank est un géant japonais de la tech et des investissements, connu pour ses prises de participation dans des entreprises innovantes. Les data centers sont des infrastructures essentielles pour stocker et traiter les données numériques. Leur développement en France reste marginal comparé aux investissements massifs réalisés ailleurs dans le monde.
L’intelligence artificielle (IA) est un secteur clé de l’innovation, mais la France et l’Europe peinent à se positionner face aux États-Unis et à la Chine. L’article souligne que l’Europe, malgré ses ambitions, n’a pas réussi à créer des champions mondiaux dans ce domaine. Les avancées technologiques restent inégales, et les entreprises européennes, comme SAP, ne parviennent pas à rivaliser avec les géants américains. Cette situation limite la capacité de l’Europe à innover et à capter une part significative de la valeur économique liée à l’IA.
La France, comme l’ensemble de l’UE, est devenue dépendante des technologies américaines pour ses besoins numériques. Cette dépendance se traduit par des dépenses massives en services et infrastructures contrôlés par des entreprises étrangères. Par exemple, l’article mentionne que l’Europe verse 264 milliards d’euros par an à des acteurs américains pour des services numériques. Cette situation crée une forme de *colonie numérique*, où les décisions technologiques et économiques sont prises en dehors des frontières européennes, limitant la souveraineté numérique de la France et de l’UE.

